Finance
RDC : Le projet de la centrale hydroélectrique de Kinsuka évalué à 2,8 milliards USD

Le coût global d’investissement pour la construction de la centrale hydroélectrique de Kinsuka, située à l’ouest de la ville de Kinshasa, est estimé à environ 2,8 milliards de dollars américains, pour un délai de réalisation de cinq ans. C’est ce qu’indique le compte-rendu du Conseil des Ministres du vendredi 6 février 2026.
Cette information a été communiquée à l’issue de la présentation d’une note d’informations à deux volets par le Ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi, lors de la réunion du Conseil des ministres.
Selon la Ministre de la Culture Élebe Yollande, qui a lu le compte-rendu, le projet de la centrale hydroélectrique de Kinsuka répond à des enjeux majeurs de développement énergétique en République Démocratique du Congo. Il vise principalement à réduire durablement le déficit énergétique structurel de la ville de Kinshasa, en améliorant la disponibilité et la stabilité de l’électricité pour les ménages, les services publics et les activités économiques.
Le projet contribuera également au renforcement de la sécurité énergétique nationale, grâce à l’augmentation de la capacité de production d’électricité à partir d’une source renouvelable, propre et compétitive. Il s’inscrit ainsi dans la vision du gouvernement de promouvoir une transition énergétique durable et de soutenir la croissance économique du pays.
Aligné sur les objectifs du Compact Énergie RDC, le projet de Kinsuka est considéré comme un projet structurant, susceptible d’accélérer l’atteinte des cibles nationales en matière d’accès à l’énergie et de soutenir le développement industriel. Toutefois, le Ministre a sollicité l’accompagnement du Gouvernement afin de faciliter les différentes étapes devant conduire au lancement effectif des travaux.
Par ailleurs, le Conseil des ministres a également été informé de la disponibilité d’une carte superposant les sites énergétiques et miniers du pays. Cette cartographie, basée sur une analyse spatiale intégrée, constitue un outil stratégique pour le développement industriel et énergétique de la RDC. Cette carte servira de support de dialogue et d’échange avec les partenaires multilatéraux, les bailleurs de fonds et les investisseurs potentiels.
La superposition des données énergétiques et minières présente un intérêt particulier pour les développeurs et exploitants de centrales électriques, notamment les Producteurs Indépendants d’Électricité (IPP).
Le Ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité a, à cet effet, encouragé le renforcement des synergies entre son ministère et celui des Mines, afin de promouvoir cette cartographie auprès des partenaires et investisseurs, dans le but de concrétiser des projets conjoints de développement des deux secteurs. Cette collaboration permettra également une meilleure capitalisation des partenariats stratégiques existants et favorisera la mise en œuvre de projets structurants alignés sur le Compact Énergie National.
La carte vise notamment à identifier les zones de friction et d’opportunité, à améliorer la planification des infrastructures et à soutenir la modernisation digitale.
Le Cadastre Minier (CAMI) travaille activement à la modernisation de sa cartographie afin d’y intégrer ces données géospatiales complexes.
AGNES KAYEMBE






















