Finance
RDC : Un premier contrat de 57 millions d’euros permet d’opérationnaliser le projet du Couloir vert

Le projet du Couloir Vert Kivu–Kinshasa entre dans sa phase opérationnelle. L’annonce a été faite le 10 février 2026 à la suite de la signature du tout premier contrat d’un montant global de près de 57 millions d’euros, dont 38,5 millions financés par l’Union européenne.
Cette étape marque le démarrage concret de cette initiative, présentée comme un levier stratégique de développement durable et d’intégration territoriale en République Démocratique du Congo.
Le projet s’inscrit dans le cadre du programme Global Gateway, la stratégie européenne visant à soutenir des infrastructures durables et résilientes dans les pays partenaires.
Le Couloir vert Kivu–Kinshasa ambitionne de renforcer les connexions économiques, sociales et environnementales entre l’Est et l’Ouest du pays.
Dans un contexte où les déséquilibres territoriaux demeurent importants, cette initiative entend stimuler les échanges, améliorer l’intégration des marchés locaux et promouvoir des pratiques respectueuses de l’environnement.
Selon les informations publiées sur le compte X de l’UE en RDC, le projet se veut structurant. Il vise à favoriser un développement équilibré en facilitant la circulation des biens et des services, tout en intégrant des exigences environnementales fortes, notamment en matière de gestion durable des ressources naturelles.
Sur les 57 millions d’euros mobilisés pour ce premier contrat, 38,5 millions proviennent de l’Union européenne, confirmant le rôle central du partenaire européen dans le financement de l’initiative. Cette contribution s’aligne sur les priorités de coopération définies entre Bruxelles et Kinshasa, avec un accent particulier sur la transition verte, la connectivité et le développement inclusif.
À travers ce projet, l’UE réaffirme son engagement en faveur d’un développement durable « au service des populations », en mettant en avant la création d’opportunités économiques locales, le renforcement de la cohésion nationale et la préservation des écosystèmes.
La signature de ce premier contrat ouvre la voie à la mise en œuvre opérationnelle des activités prévues.
Les prochaines étapes devraient préciser les axes d’intervention prioritaires, les zones concernées ainsi que les mécanismes de suivi et d’évaluation.
Avec ce lancement officiel, le projet entre désormais dans une phase concrète, sous le regard attentif des acteurs économiques, des partenaires techniques et des communautés locales appelées à en être les premiers bénéficiaires.
Mitterrand MASAMUNA
























