Finance
RDC : L’encours des titres publics recule à 4.649,7 milliards de CDF au 3 décembre 2025

L’encours des titres publics de la République Démocratique du Congo s’est établi à 4.649,7 milliards de CDF au 3 décembre 2025, contre 4.763,8 milliards de CDF une semaine plus tôt, selon les données publiées par la Banque Centrale du Congo (BCC).
Cette légère baisse reflète les remboursements opérés par le Trésor et l’évolution des adjudications sur le marché intérieur.
Lors de la dernière séance d’adjudication tenue le 2 décembre 2025, le Gouvernement a mobilisé 50,4 millions USD à travers l’émission d’obligations du Trésor libellées en dollars américains.
Ces titres présentent les caractéristiques suivantes :
– maturité : 18 mois;
– taux de couverture : 126,02 %, témoignant d’un intérêt soutenu des investisseurs;
– et le taux d’intérêt maintenu à 9 % l’an.
La forte couverture de l’émission montre que les investisseurs locaux, notamment les banques commerciales, continuent de considérer les titres souverains comme une valeur refuge dans un contexte de resserrement des liquidités et d’anticipations prudentes sur les marchés.
Depuis plusieurs années, le Trésor public recourt régulièrement au marché intérieur pour compléter le financement du budget et lisser ses besoins de trésorerie.
Les émissions se répartissent entre bons du Trésor à court terme, Obligations libellées en CDF et titres indexés ou libellés en devises, selon les besoins.
La variation hebdomadaire observée dans l’encours total reflète à la fois les nouveaux financements et les remboursements arrivant à échéance.
Malgré la baisse de la semaine, l’encours reste à un niveau élevé, conséquence de la montée progressive du recours aux financements domestiques.
Pour la BCC, la dynamique des titres publics joue un rôle central dans la gestion monétaire et la stabilisation du marché financier.
En attirant une demande élevée, les adjudications permettent de renforcer la confiance des investisseurs, tout en soutenant la stratégie du Gouvernement visant à privilégier les financements internes plutôt que l’endettement extérieur.
Mitterrand MASAMUNA
























