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Finance

RDC : Les recettes publiques atteignent 1.828,7 milliards de CDF au 27 février 2026

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Les recettes publiques mobilisées par les services d’assiette du Gouvernement de la République Démocratique du Congo se sont établies à 1.828,7 milliards de francs congolais (CDF) au 27 février 2026, soit plus de 741 millions de dollars américains, selon les données publiées dans la dernière note de conjoncture économique hebdomadaire de la Banque Centrale du Congo (BCC) datée du 5 mars 2026.

Ces chiffres proviennent du tableau de suivi de la situation financière de l’État, un instrument de monitoring élaboré par la BCC pour suivre l’évolution des finances publiques.

Le document indique qu’en rythme mensuel, l’ensemble des régies financières a mobilisé 1.828,7 milliards de CDF au cours de la période sous revue.

Dans le détail, la mobilisation des ressources publiques demeure principalement tirée par les recettes fiscales, en particulier celles issues des impôts directs et indirects.

La Direction Générale des impôts (DGI) a collecté 685,4 milliards de CDF, soit environ 277,8 millions de dollars américains. Cette performance confirme le poids prépondérant des recettes fiscales dans la structure des ressources de l’État.

De son côté, la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) a généré 532,4 milliards de CDF, équivalant à plus de 215 millions de dollars. Ces recettes proviennent principalement des droits de douane et des accises perçus sur les marchandises importées et certains produits soumis à taxation spécifique.

Les recettes dites parafiscales, collectées sous l’encadrement de la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participation (DGRAD), se sont quant à elles élevées à 185,0 milliards de CDF, soit environ 74,9 millions de dollars américains.

Ces ressources regroupent notamment les redevances administratives, les droits domaniaux, judiciaires ainsi que certaines participations de l’État.

Selon la Banque centrale, les deux premiers mois de l’année 2026 restent marqués par une dynamique de mobilisation des ressources publiques, largement soutenue par les recettes fiscales, en particulier celles provenant des impôts directs et indirects.

Cette tendance reflète les efforts engagés par les autorités financières pour renforcer la collecte des recettes internes et améliorer la discipline fiscale.

Par ailleurs, le plan de trésorerie de l’État pour le mois de février 2026 prévoit un déficit budgétaire prévisionnel. Celui-ci devrait toutefois être entièrement couvert par des moyens de financement jugés sains, selon la BCC.

Dans ce cadre, les recettes programmées pour février sont estimées à 1.953,5 milliards de CDF, tandis que les dépenses prévues devraient atteindre 2.718,0 milliards de CDF.

Sur ce montant, 1.911,2 milliards de CDF seraient consacrés aux dépenses courantes, incluant notamment le fonctionnement des institutions publiques, les rémunérations des agents de l’État et certaines charges opérationnelles.

L’évolution des finances publiques demeure au cœur des préoccupations du Gouvernement congolais.

Lors de la dernière réunion du comité de conjoncture économique, présidé par la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, le jeudi 5 mars 2026, les membres ont passé en revue la situation des finances publiques, l’évolution de la conjoncture monétaire, la dynamique des prix sur les différents marchés ainsi que les conséquences potentielles de la crise en cours au Moyen-Orient sur l’économie congolaise.

D’après le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie nationale, Daniel Mukoko Samba, qui a fait l’économie des échanges, a indiqué que des mesures fortes sont envisagées afin de renforcer les recettes et améliorer le contrôle des dépenses publiques.

« Aujourd’hui particulièrement, nous nous sommes attardés sur la situation des finances publiques, qui nécessite des mesures fortes visant à renforcer les recettes, mais également à mieux contrôler les dépenses, de manière à faciliter la régularisation du paiement des salaires », a déclaré Daniel Mukoko Samba, Vice-Premier Ministre, Ministre de l’économie nationale.

L’évolution de ces indicateurs constitue un élément clé pour l’appréciation de la situation budgétaire et de la stabilité macroéconomique du pays, dans un contexte où les autorités poursuivent les réformes visant à renforcer la gouvernance des finances publiques et à accroître les recettes domestiques.

Mitterrand MASAMUNA

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