Afrique
Etats-Unis : Les ressortissants du Malawi et de la Zambie obligés de débourser 15.000 USD avant de fouler le sol américain

A partir du 20 août 2025, les ressortissants du Malawi et de la Zambie devront verser une caution pouvant aller jusqu’à 15.000 dollars pour obtenir un visa touristique ou d’affaires aux États-Unis. Ce montant, exigé lors de l’entretien consulaire, est prévu pour être remboursé si le visiteur respecte la durée de séjour autorisée.
Selon l’administration américaine, cette mesure vise à lutter contre les dépassements de visa. Elle s’inscrit néanmoins dans un cadre plus large de politique migratoire restrictive, avec une attention particulière portée sur les pays africains.
D’après le Département d’État, les taux de dépassement de séjour sont de 14,3 % pour le Malawi et 11,1 % pour la Zambie. En valeur absolue, cela représente 237 Malawites et 388 Zambiens ayant dépassé la durée autorisée en 2023. Ces chiffres restent modestes comparés à ceux de pays comme le Brésil (20 811 cas) ou la Colombie (40 884), qui ne sont pas concernés par cette exigence. Ce dispositif de caution pourrait ainsi restreindre l’accès au territoire américain pour des citoyens de pays à faibles revenus, même en situation régulière.
Signalons que depuis janvier 2025, Donald Trump, entamant son second mandat présidentiel, a adopté plusieurs mesures concernant le continent africain : interdiction d’entrée sur le territoire pour sept pays dont la Somalie, la Libye et le Soudan, ou encore suspension de la délivrance de visas pour le Niger à la suite du coup d’État de 2023.
Entre-temps, l’Oncle Sam a procédé à des ajustements dans sa politique d’aide et de commerce, incluant des réductions dans les programmes de l’USAID et une augmentation des barrières douanières sur certaines exportations africaines.
L’administration américaine prévoit également d’étendre le dispositif de caution à d’autres nationalités.
L’Union africaine a exprimé son souhait d’engager un dialogue avec Washington à ce sujet, mais les évolutions actuelles semblent s’inscrire dans une redéfinition des priorités stratégiques des États-Unis vis-à-vis du continent africain.
Olivier KAFORO






















