Autres actualités
RDC : Félix Tshisekedi plaide pour des investissements orientés vers la transformation locale

Le président Félix Tshisekedi a réaffirmé la volonté de la République démocratique du Congo de privilégier des investissements capables de soutenir la transformation locale de l’économie et la création d’emplois pour les jeunes dans le cadre du partenariat stratégique entre la République Démicratique du Congo et les États-Unis.
Le Chef de l’État congolais s’est exprimé ainsi ce mercredi 6 mai 2026 à Kinshasa lors d’une conférence de presse consacrée aux différents segments dont les perspectives de coopération économique et aux attentes du Gouvernement congolais vis-à-vis des investisseurs internationaux.
« Le Gouvernement congolais attend désormais des investissements responsables, des infrastructures structurantes, des unités de transformation locale, des emplois pour notre jeunesse, une gouvernance transparente et des partenariats qui servent d’abord les intérêts du peuple congolais », a déclaré Félix Tshisekedi.
À travers cette orientation, les autorités congolaises cherchent à faire évoluer le modèle économique du pays, longtemps dominé par l’exportation des matières premières brutes. L’objectif affiché consiste désormais à attirer des investissements capables de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.
Pour plusieurs analystes économiques, cette approche traduit une volonté progressive de repositionner la RDC dans les chaînes de valeur industrielles, notamment dans les secteurs minier, énergétique et agricole.
Les experts estiment que la transformation locale pourrait permettre au pays de capter une part plus importante des revenus générés par ses ressources naturelles, tout en stimulant l’emploi et le développement des compétences.
Les spécialistes du secteur rappellent également que la question des infrastructures reste centrale. Sans énergie stable, routes logistiques, zones industrielles et dispositifs de financement adaptés, la montée en puissance des unités de transformation pourrait rester limitée malgré l’intérêt des partenaires étrangers.
Dans le contexte du partenariat RDC–États-Unis, plusieurs observateurs considèrent que Kinshasa cherche désormais à attirer des capitaux davantage orientés vers l’industrie, la technologie et les chaînes de production, plutôt que vers une simple logique d’extraction.
Au-delà des investissements eux-mêmes, les économistes soulignent que la crédibilité de cette stratégie dépendra aussi de la qualité de la gouvernance, de la stabilité réglementaire et de la capacité du pays à sécuriser un environnement favorable aux investisseurs de long terme.
Flory MUSISWA





















