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Monde: le prix du cacao en hausse de 5,90 % soit 9,15 USD le kilo

Le prix du kilogramme de cacao exporté de la République Démocratique du Congo (RDC) vers les marchés internationaux a connu une hausse marquée de 5,90 %, atteignant 9,15 USD la semaine du 19 au 24 mai 2025, contre 8,64 USD la semaine précédente.
Cette évolution est documentée dans un communiqué de la Commission nationale des mercuriales du ministère du Commerce extérieur, consulté par zoom-eco.net le mardi 20 mai 2025.
Selon Dominique Kasimba, Président de l’Association des producteurs locaux de cacao de la dans la province de la Tshopo, cette flambée s’explique par deux facteurs majeurs : la baisse de la production des deux géants du secteur, la Côte d’Ivoire et le Ghana, et les effets du réchauffement climatique.
« C’est une simple loi de l’offre et de la demande. Moins de cacao sur le marché mondial signifie une augmentation automatique des prix. Les deux grands producteurs de cacao au monde, à savoir la Côte d’Ivoire et le Ghana ont enregistré une baisse de leurs productions dont il y a une forte baisse de la production mondiale du cacao. C’est ce qui fait que les prix sont en train de grimper sur le marché et nous, en tant que producteurs, cela ne peut faire notre joie. Grâce à cette situation, les planteurs trouvent qu’ils peuvent vraiment gagner dans les efforts fournis pour la mise en place de leurs plantations de cacao. », explique-t-il.
En effet, ces deux pays africains, qui dominent le marché mondial du cacao, ont vu leur rendement fortement reculer en raison de plantations vieillissantes et de conditions climatiques extrêmes.
D’après Dominique Kasimba, cette tendance devrait bénéficier aux producteurs congolais qui ont acquis des espaces de production plus grands et les conditions climatiques plus favorables que d’autres pays.
« Grâce à cette situation, les planteurs trouvent enfin une reconnaissance économique pour leurs efforts », ajoute M. Kasimba.
Cependant, malgré cette embellie, la RDC reste encore marginale sur l’échiquier mondial, avec une production qui ne permet pas encore de peser face aux leaders traditionnels du marché.
Mitterrand MASAMUNA






















