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RDC : le Gouvernement renforce son dispositif de mesures pour une mobilisation accrue de recettes publiques

La contraction des recettes publiques de la Rd Congo liée à celle de l’activité économique préoccupe au plus haut point le chef de l’Etat. C’est dans ce cadre qu’une série de mesures a été approuvée, au cours du Conseil des ministres du 24 juillet 2020, pour renforcer leur mobilisation afin de faire face aux dépenses publiques croissantes dans un contexte de reprise.
En effet, l’exécution du Budget de l’Etat de l’exercice 2020 a affiché des taux très faibles au premier semestre de l’année en cours. Sur les prévisions de 18 545 milliards de CDF, seuls 2 683 milliards de CDF des recettes ont été mobilisés (soit 14,5%) alors que les dépenses effectuées ont été de 3 205 milliards de CDF (17,3%).
Ce qui a dégagé un déficit de près de 522 milliards de CDF financé par les Bons du trésor, les appuis budgétaires du FMI et les avances monétaires de la Banque centrale du Congo.
Le vice-premier ministre, ministre du Budget a, au cours de la réunion du Conseil des ministre du vendredi dernier, présenté les conclusions auxquelles la Commission interministérielle économie et finances a abouti, après avoir examiné les causes de la faible mobilisation des recettes de l’Etat par les régies financières.
D’après le compte-rendu officiel, les responsables desdites régies (DGDA, DGRAD et DGI), entendus sur le sujet, ont donné les raisons de la baisse de performance de leurs régies respectives et proposé, à la demande de la Commission, des pistes de solutions. Il ressort de leurs explications, que les difficultés rencontrées sont à la fois d’ordre endogène et exogène.
Sur le plan endogène, il est évident d’épingler les mesures d’exonérations accordées aux différentes entreprises pendant cette période de Covid-19 et le coulage des recettes publiques. Quant aux difficultés exogènes, la pandémie à coronavirus qui a paralysé les économies du monde entier.
Conséquence, l’économie congolaise fragile, non résiliante et tournée vers l’extérieur ne pouvait que subir de plein fouet les effets pervers de cette pandémie. Quoi de plus normal que la contraction des recettes publiques soient effective.
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Face à cette triste réalité, soutient le porte-parole du Gouvernement, la Commission interministérielle économie et finances a proposé un ensemble des mesures, leur nature, les services devant intervenir pour leur résolution ainsi que les délais d’exécution ont été suggérés.
Si les détails de ces mesures ne sont pas encore rendus publics, mais d’aucuns pensent à l’exploitation des zones d’optimisation telles que la lutte contre le coulage des recettes, la réduction du train de vie des institutions, la maitrise et le contrôle des exonérations fiscales ainsi que la restauration du cadre favorisant la remise d’activités économiques.
La pile de mesures concrètes devront désormais, d’après le porte-parole du Gouvernement, faire l’objet d’une évaluation régulière au cours de chacune des réunions du Conseil des ministres.
Nadine FULA


















