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Santé

Ebola en RDC : 808 cas confirmés, 192 décès confirmés et 363 personnes en isolement

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Un mois après la déclaration officielle de l’épidémie d’Ebola, le Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, a présenté, ce lundi 15 juin 2026, l’évolution de la situation sanitaire lors d’un briefing conjoint avec le Ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya.

Le Ministre a indiqué que la RDC comptait, à la date du 14 juin, 808 cas confirmés, 192 décès confirmés et 363 personnes en isolement ou sous surveillance médicale.

Plus de 50 patients ont également été déclarés guéris depuis le début de la riposte.

Si ces chiffres témoignent de l’ampleur de l’épidémie, Roger Kamba a insisté sur un autre indicateur qu’il juge encourageant : le taux de létalité actuellement estimé à 23 %, ce qui signifie qu’environ 8 patients sur 10 peuvent survivre lorsqu’ils sont pris en charge à temps.

« Plus vous vous présentez tôt dans les structures de prise en charge, plus vous avez de chances de guérir », a-t-il rappelé.

Ce message a d’ailleurs été illustré durant le briefing par la diffusion du témoignage d’un patient guéri.

Dans cette séquence, l’ancien malade a encouragé les populations à ne pas cacher les symptômes et à consulter rapidement les équipes sanitaires, expliquant que la rapidité de la prise en charge a joué un rôle déterminant dans son rétablissement.

Sur le plan géographique, la zone de santé de Mongbwalu demeure à ces jours l’épicentre de l’épidémie.

Au total, 31 zones de santé réparties entre l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu font actuellement l’objet d’une surveillance renforcée.

Le Ministre a toutefois reconnu que plusieurs défis continuent de ralentir les efforts de contrôle de la maladie. Le premier concerne la résistance communautaire.

Dans certaines localités, des habitants continuent de considérer Ebola comme une maladie inventée, mystique ou encore liée au système sanitaire, ce qui retarde la prise en charge des cas et favorise la propagation du virus.

Cependant, pour y remédier, le Ministre Roger Kamba a appelé à l’implication des chefs coutumiers locaux, estimant que leurs interventions seraient d’une grande utilité en cette période si particulière.

Le second défi porte sur les enterrements dignes et sécurisés. Selon Roger Kamba, certaines familles refusent encore l’intervention des équipes spécialisées et procèdent elles-mêmes aux rites funéraires, alors que ces pratiques constituent l’un des principaux facteurs de transmission de la maladie.

La surveillance des cas contacts reste également un enjeu majeur. Le taux de suivi est actuellement de 63 %, loin de l’objectif de 95 % fixé par les autorités sanitaires.

Pour y remédier, 1 200 relais communautaires ont déjà été formés, dont 1 000 sont déployés sur le terrain afin d’identifier rapidement les personnes exposées au virus et d’orienter les malades vers les structures de soins.

Malgré ces difficultés, Roger Kamba estime que la riposte progresse.

« Nous avons des défis, mais la réponse avance », a-t-il affirmé, soulignant que l’augmentation du nombre de cas détectés traduit aussi une amélioration du dépistage et de la recherche active des malades au sein des communautés.

Flory MUSISWA

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