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RDC: la SICOMINES prête à accompagner le Programme de développement à la base de 145 territoires

La Sino-congolaise des mines (SICOMINES) se dit disposée à accompagner le Président congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, dans son projet de développement à la base de 145 territoires.
Dans un communiqué publié, ce mardi 19 octobre 2021, la SICOMINES note avec satisfaction la résolution prise par le Président Félix Tshisekedi de relancer les grands travaux de reconstruction, en priorisant les infrastructures structurantes, celles qui sont justement et effectivement visées dans le contrat sino-congolais.
Pour ce faire, la partie chinoise, qui fournit jusque-là la totalité du financement en faveur des infrastructures de base de la RDC qui sont déjà réalisées et celles en voie de l’être, est disposée à répondre positivement à l’accompagnement du programme de développement à la base de 145 territoires lancés depuis le 9 octobre 2021 par le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, à partir Kenge, chef-lieu de la province du Kwango.
Ledit programme sur lequel le Chef de l’État Félix Tshisekedi fonde ses espoirs, d’autant plus qu’il est basé sur les infrastructures sélectionnées dans le cadre du contrat sino-congolais, concerne toutes les provinces du pays, donc par ricochet tous les territoires.
« Bien entendu, l’exécution à 30 % du contrat dans son volet Infrastructures ne devrait pas amener d’aucuns à déduire qu’il s’agisse d’une défaillance ou encore d’une mauvaise foi de sa part. Loin s’en faut », souligne le communiqué.
Cependant, la SICOMINES attire l’attention sur le fait que la réalisation d’un tiers d’investissements dans les infrastructures en pleine construction au cours de 10 premières années, pour un projet de 30 ou 40 ans, nécessite de grands efforts faits par la partie chinoise dans le but d’aider la RDC à bâtir et à développer son environnement et non à circonscrire ces efforts dans un but purement lucratif.
Pour le projet « Infrastructures », par exemple, la partie chinoise a assuré au lendemain de la signature de la convention en 2008, la totalité des financements dès l’exécution de la première infrastructure à Kinshasa tandis que la première tonne de cuivre ou de cobalt produite par la SICOMINES intervient en novembre 2015, soit 8 ans durant et sans contrepartie directe pour elle.
Aussi, la partie chinoise a, jusqu’à présent, peu reçu en retour au motif que la Joint-venture sino-congolaise n’est pas encore entrée dans la phase de sa grande production minière, contrairement à la partie congolaise qui jouit depuis 2008 des avantages prévus dans le projet d’infrastructures de base dont les unes sont déjà opérationnelles, et d’autres en cours de réalisation.
Soulignons également que la première production a fait face aux difficultés d’électricité. D’où l’urgence de la construction, encore financée entièrement par la partie chinoise, du barrage hydroélectrique de Busanga. Ce dernier est maintenant prêt à fonctionner pour permettre à l’entreprise d’atteindre sa capacité de production maximale de 250 000 tonnes de cuivre l’an en sa deuxième phase.
Un dialogue s’impose entre les deux parties
Pour avoir le même entendement des engagements pris, il va de soi que la SICOMINES attend avec assurance le dialogue avec la partie gouvernementale pour envisager la suite des événements.
C’est, du reste, à l’honneur de la RDC de rassurer le monde (international) des affaires et de coopération, de sa capacité de respecter tous ses engagements pris. Cela pourra, estime la partie chinoise, donner une valeur ajoutée aux efforts tant fournis par le Gouvernement congolais, afin d’améliorer davantage le climat des affaires et attirer, par voie de conséquence, d’importants investissements auxquels la RDC aspire en toute légitimité.
Car, actuellement, sur les 3 milliards USD réservés au volet Infrastructures de base, près de 2 milliards USD reste à disponibiliser.
Il est toutefois indiqué qu’il ne s’agit pas d’un fonds à utiliser hic et nunc.
« La norme exige dans le monde entier, du fait qu’à partir du moment où le contrat est un package, – le contrat sino-congolais en est un – les parties signataires s’en tiennent au respect strict des engagements.
Ce respect constitue une base de confiance mutuelle. Et c’est sur cette base que les deux parties entrent en dialogue, en mettant en avant cette confiance renouvelée au nom du principe de continuité de l’Etat inscrit à l’article 69 de la Constitution de la RDC -principe que la partie chinoise entend respecter – à travers l’accompagnement du programme en faveur des 145 territoires, qui est réalisable en fonction d’une programmation à convenir », insiste la SICOMINES.
Il sied de rappeler qu’au cours du dernier Conseil des Ministres tenu le 15 octobre 2021, la question sur le contrat sino-congolais était remis sur la table.
A cette occasion, le Président congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, avait instruit les ministères concernés de procéder à l’examen des propositions formulées pour la suite de ce programme, en étroite collaboration avec son cabinet.
Nadine FULA
















