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RDC : Gécamines dévoile sa stratégie de relance de la production du Cobalt

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Le directeur général de la Gécamines, Jacques Kamenga a dévoilé la nouvelle stratégie de relance de la production du Cobalt par le géant minier congolais. La mise en oeuvre de cette stratégie prévoit la production de 10 000 tonnes de cobalt en marge de ce boom minier. Ce pan de voile a été levé au cours des travaux de la troisième conférence minière tenue à Kolwezi, dans le Lualaba.

Compte tenu de nouvelles perspectives du développement qu’offre le cobalt, à l’horizon 2030, dans divers domaines de la technologie industrielle, notamment l’essor des véhicules électriques et le développement des smartphones, la Gécamines a adapté sa stratégie de production de ce produit minier.

Si la RDC qui détient 66 % de réserves mondiales en cobalt doit saisir l’opportunité pour tirer le meilleur profit de la nouvelle donne, la Gécamines se réjouit des mesures d’encadrement spécifiques prises par l’Etat et l’encourage à déclarer le cobalt comme produit stratégique.

Investir pour accroître la production
«Dans sa nouvelle organisation, Gécamines, a décidé de doter la nouvelle Direction de Géologie des moyens techniques modernes et de pointe afin de lui permettre de mener, entre autres, une vaste campagne de prospection dans les périmètres miniers de la Société en vue d’améliorer la certitude dans la connaissance des réserves en général et celles du cobalt en particulier», a indiqué Jacques Kamenga.

Concrètement, cette campagne portera également sur les réserves récupérées du partenariat KCC aux termes des accords conclus en juin dernier.

Au directeur général de la Gécamines de préciser : «sur les 10 000 tonnes de cobalt que Gécamines s’est fixée de produire compte tenu du nouveau contexte du boum cobalt, la Nouvelle Usine de de Kolwezi, financée sur fonds propres à hauteur de 200 millions USD, pour exploiter les rejets de Kingamyambo et dont l’étude de faisabilité bancable est quasiment terminée, contribuera à hauteur de 2 200 tonnes de cobalt.»

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Le solde devra provenir de deux sources. D’abord, la quote-part de Gécamines issue du partage de production à l’issue de renégociations des partenariats actuels suite à la volonté de Gécamines de migrer vers un nouveau mode de gestion basé sur le principe de partage de production. Ensuite, du nouveau projet du Terril de Lubumbashi qui appartient désormais totalement à Gécamines après qu’un accord ait été trouvé avec le Groupe Forest.

Créer une technopole
Le Gécamines se propose de soumettre au gouvernement, dans le cadre du positionnement stratégique du pays sur le marché des métaux, la création d’une technopole, en synergie avec les universités et les instituts de recherche, comme cela est fait dans d’autres pays africains comme l’Afrique du Sud, le Maroc.

RDC : Gécamines dévoile sa stratégie de relance de la production du Cobalt 2Cette technopole inclura la production des autres métaux tels que l’antimoine, le germanium, le magnésium, le gallium, l’indium, le lithium, le tantale, le niobium, les métaux du groupe de platine, les terres rares et le tungstène, etc.

Ce qui pourrait éviter, par l’élargissement de cet éventail, de subir les chocs des aléas cycliques des cours du métal de dépendance déclaré stratégique, comme c’est le cas aujourd’hui pour le cobalt.

«Ce projet intégrera la formation des jeunes congolais dans les nouvelles technologies telles qu’appliquées ailleurs dans le monde. En outre, il jettera les bases de l’implantation de nouvelles technologies de raffinage des métaux qui permettra d’augmenter la fabrication des produits finis de haute pureté et, de surcroît, de plus grande valeur ajoutée pour le pays», a insisté Jacques Kamenga devant les participants à la conférence minière.

Poursuivre la modernisation
La Gécamines prévoit la modernisation de ses unités auxiliaires tels les ateliers, les laminoirs et câbleries, les usines de production des agrégats, en vue de couvrir ses besoins propres et d’offrir aux tiers de biens et services de qualité avec comme conséquence positive la réduction de coûts de production dans le secteur minier, par la réduction du recours à l’importation.

D’après le directeur général de la Gécamines, «ces actions conduiront à l’accroissement des retombées attendues notamment par l’État et par les populations du fait de la mise sur le marché des produits à plus grande valeur ajoutée.»

Par ailleurs, la Gécamines salue l’initiative du gouvernement du Lualaba d’accompagner ses activités par la réalisation des travaux de réhabilitation de l’Institut Technique de MUTOSHI. Cette initiative, a commenté Jacques Kamenga, permettra d’améliorer les conditions de formation de la main-d’œuvre congolaise et de favoriser par voie de conséquence la création de nouveaux emplois.

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Perspectives
Le directeur général Jacques Kamenga est conscient du fait que la mise en œuvre des actions retenues dans la stratégie de Gécamines de tirer le meilleur profit de l’embellie exceptionnelle des cours du cobalt exige la mobilisation des fonds importants afin de garantir les niveaux de production visés et le respect des délais.

Face à la précarité de sa trésorerie et du faible niveau de son activité actuelle, il a affirmé que la «Gécamines a sollicité et obtenu du Gouvernement l’accompagnement dans la mobilisation des fonds nécessaires à la réalisation des projets retenus».

Toutefois, l’ambition du géant minier consiste à se focaliser sur la matérialisation de sa nouvelle stratégie, laquelle lui permettra de retrouver, progressivement et de manière déterminante, sa position d’opérateur minier de rang international.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

Edito

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