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RDC : Gécamines, la stratégie 2016 – 2020 en chiffres !

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RDC : Gécamines, la stratégie 2016 – 2020 en chiffres ! 1

Le programme prévoit d’investir environs 700 millions de dollars dont le 1/3 sera financé par emprunt bancaire sans pouvoir alourdir son ardoise de dettes. Au centre de cette action, le projet de création d’une co-entreprise avec China Nonferrous Mettal Mining (CNMC) pour l’exploitation du gisement de cuivre de Deziwa, près de Kolwezi, dans le sud-est de la RDC. La « stratégie de modernisation » 2016-2020 de la Gécamines a été présentée le 8 juin dernier par Albert Yuma, son Président du Conseil d’Administration.

De ce partenariat, apprend – t- on, naîtra une co – entreprise dans laquelle China Nonferrous Mettal Mining détiendrait 51% des parts et la Gécamines 49%. Cette co-entreprise sera chargée du développement du gisement de Deziwa, regorgeant des réserves estimées à 5 millions de tonnes de cuivre.

Un partenariat, deux usines pour booster la production
Le partenariat prévoit la construction de deux usines de transformation qui permettront de porter la production de cuivre raffiné de la Gécamines de 15 000 tonnes à 100 000 tonnes. La première usine devrait voir le jour près de Kambove, à 130 kilomètres de Lubumbashi, et disposer d’une capacité de raffinage de 35 000 tonnes par an. La deuxième usine serait installée sur le site minier de Deziwa, avec une capacité de 80 000 tonnes par an.

Selon les responsables de la Gécamines, évoqués par Jeune Afrique, ce projet de co-entreprise avec CNMC préfigure les nouveaux types de partenariat qu’entend conclure la compagnie congolaise afin d’accroître sa production : l’ouverture du capital des projets miniers détenus par la Gécamines à un partenaire international chargé d’assurer les besoins de financement initiaux.

Le financement apporté par CNMC serait remboursé à travers un accord d’achat de la production de cuivre de ces sites, révèlent la même source. Le partenariat prévoit également qu’au terme de cet accord pluriannuel – dont la durée, en négociations, devrait être déterminée d’ici fin 2016 – la Gécamines devienne propriétaire des usines construites et reprenne l’intégralité de la mine de Deziwa.

Investir 700 millions $ dont 115 millions pour la retraire
Dans le cadre de cet ambitieux programme de modernisation, la Gécamines compte investir jusqu’à 717 millions de dollars, sans trop alourdir sa dette. Selon Albert Yuma, seulement un tiers du plan d’investissement 2016-2020, sera financé par l’emprunt bancaire, soit 195 millions de dollars, rapporte Reuters.

La Gécamines prévoit également le départ de 2 250 salariés (sur un total de 11 000), dans le cadre de départs à la retraite ou de retraites anticipées, pour un coût total de 115 millions de dollars.

« Ces départs devraient sensiblement réduire les coûts de l’entreprise », a indiqué Albert Yuma Mulimbi, cité par Reuters.

Mobiliser les fonds face à l’ardoise de 1,5 milliard Usd
L’entreprise explique que le plan de financement de 717 millions de dollars est assis, en partie, sur ses ressources propres dans le cadre de son plan de développement du périmètre minier de Kamfundwa où elle projette de produire 74 000 tonnes de cuivre d’ici 24 mois, avec une production en vitesse de croisière annuelle de 55 000 tonnes (contre une production actuelle de 19 000 tonnes). La mise en valeur d’autres actifs devraient également participer à l’augmentation de sa production.

Si les sources de financement de la Gécamines n’ont pas été clarifiées, il y a lieu de craindre que les partenaires financiers expriment un scepticisme pour soutenir ces projets au vu de la dette de la compagnie minière. La Gécamines indique toutefois que cet endettement est en recul depuis fin 2010, où il atteignait 1,667 milliards de dollars contre 1,579 milliard aujourd’hui.

A tout prendre, ce plan quinquennal prend effet dans un contexte difficile pour la Gécamines comme les autres entreprises minières durement affectées par le recul des cours des minerais. A 4 524 dollars la tonne, le cours du cuivre est en recul de plus de -20 % sur un an et de -35 % sur deux ans. Il y a lieu d’éviter que des projets annoncés restent des vœux pieux comme les précédents.

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