a la une
RDC : Ogefrem, arrêt de travail pour dire non à la réintégration de 9 agents révoqués

Les agents et cadres de l’Office de gestion du fret multimodal (Ogefrem) observent un arrêt de travail, depuis ce matin du mardi 20 août 2019. Ils protestent contre la décision de la tutelle technique de réhabiliter 9 agents révoqués pour détournement des deniers publics et insubordination.
Déjà cet avant-midi, aucun d’eux n’a pu accéder dans le bâtiment abritant le siège de cette entreprise. Rameaux sur le portail, de banderoles exposés ça et là où l’on peut lire toute leur indignation et colère.
« Nous disons non aux ordres manifestement illegaux du président du Conseil d’administration et du vice-premier ministre en charge de Transports intérimaire de pouvoir réintégrer les auteurs de détournements avéré de plus d’un million de dollars de l’État», indique le personnel irrité.
Pour d’aucuns, cet action n’est qu’une première d’une série qui pourra se poursuivre tant qu’ils n’auront pas obtenu gain de cause. Ils voient d’un mauvais œil la réintégration de ceux-là même qui ont conduit l’entreprise à la dérive faute de détournement.
« Comment voulez-vous réintégrer ceux-là qui étaient à la base de retard de paiement de nous connaissions? Alors que le processus de redressement suit son bonhomme de chemin, vous voulez encore nous faire revenir à la case du départ ? Nous disons non», scandait l’un des agents.
Ces cris de détresses demandent une attention particulière du chef de l’État qui, à l’heure actuelle se trouve à Matadi pour lancer le Forum sur l’énergie qui s’est ouvert ce même jour.
Dès lors, il est impérieux qu’une solution rapide soit trouvée pour calmer la tension qui monte d’un cran au sein de cette entreprise où l’actuel Comité de gestion a accéléré la mise en oeuvre d’importantes réformes et qui, actuellement, bénéficie de la confiance des conseils de chargeurs du continent africain.
Une question reste posée dans les couloirs de l’Ogefrem : réintégrer ces 9 agents ne serait-il pas une façon de fouler aux pieds tous ces efforts de redressement alors que le chef de l’Etat prône la bonne gouvernance et la lutte contre l’impunité ?
Nadine FULA & Agnès KAYEMBE


















