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REGIDESO, 190 millions $ de la Banque mondiale tombent dans l’eau

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L’eau vaut encore de l’or à Kinshasa. Avoir accès à l’eau équivaut à une mer à boire même dans des quartiers huppés alors que, depuis pratiquement 3 ans, la Banque mondiale finance à hauteur de 190 millions de dollars le PEMU, Projet d’alimentation en eau du milieu urbain. Qui couvre les villes de Kinshasa, Lubumbashi et Matadi. Près de 80% de cette enveloppe ont  déjà été  décaissés… pour des maigres résultats.

A Limeté, qui est catégorisé parmi les communes  huppées de Kinshasa, l’eau ne coule avec pression que le soir comme sur les hauteurs de Mbinza. Dans les quartiers périphériques de la capitale, Mont-Ngafula notamment, la situation  se serait plutôt empirée. A ce jour, la capacité de la fourniture d’eau … «potable » stagne  à près de 20%  sur l’ensemble du territoire national alors que la desserte se situait au-delà de 70 % avant 1996, du temps de la gestion de Gilbert Tshiongo.

Contrairement à la note de satisfecit accordée à la REGIDESO par un émissaire de la Banque mondiale, les effets bénéfiques à la population du projet PEMU ne sont guère perceptibles. Pour un projet qui s’étend sur trois grandes villes, il ne reste plus grand’chose de la cagnotte de la BM alors que les besoins pour lesquels cet argent a été affecté demeurent quasiment tels. Selon des sources recoupées, le taux d’accès à l’eau dans la capitale est d’environ 35%, 18% à Matadi et 22% à Lubumbashi. D’après la  revue, «Le Monde» parue aux éditions Afrique Espoir, environ 28.462.500 personnes, presque la moitié de la population de la R-dC, n’ont pas accès à l’eau potable.

Avec plus 4.000 enfants qui meurent chaque année faute d’eau potable, la R-dC occupe la 9è place à l’échelle mondiale pour ce qui est de la mortalité hydrique. D’après le classement de Le Monde, la R-dC vient avant l’Ethiopie (48.729.000 habitants) pour son faible desserte en eau malgré les ressources importantes en eau douce.

Pourtant la REGIDESO est liée à l’Etat par un contrat de performance. « Ce comité a pour mission, indique la ministre du Portefeuille, de suivre l’exécution du contrat, de veiller au respect des obligations de chacune des parties et d’évaluer les résultats du contrat.» Mais les réels pouvoirs au sein de cette entreprise ont en effet été confiés, depuis fin décembre  2012,  aux experts du groupement FINAGESTION et Sénégalaise des Eaux (SDE) pour une durée de 5 ans à travers un contrat service.

Deux ans se sont déjà écoulés mais la fourniture en eau même dans la capitale ne s’est guère améliorée.  ZOOM-ECO

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