RDC : les chiffres de Joseph Kabila sur l’état de la Nation en 2018
Connect with us

a la une

RDC : les chiffres de Joseph Kabila sur l’état de la Nation en 2018

Published

on

Le chef de l’Etat, Joseph Kabila a évoqué des chiffres importants pour  présenter au peuple congolais les résultats de son action menée à la tête de la RDC depuis 2001. Partant d’un héritage qu’il a qualifié de « catastrophique » sur tous les secteurs de la vie national, il a affirmé avoir engagé, ensemble avec le peuple congolais qui l’a soutenu, des réformes structurelles volontaristes notamment dans le secteur économique. D’où, a – t – il précisé, la portée de l’option de la libéralisation de l’économie, levée depuis 2002, afin d’offrir l’opportunité au secteur privé de participer à l’effort du redressement national. Ci –dessous, quelques grandes lignes de ces résultats :

PIB, 50 milliards USD

De 3 milliards de dollars américains en 1960 et 14 milliards USD en 1997, le PIB nominal est actuellement à 50 milliards USD. Pour Joseph Kabila, cela fait suite à la croissance économique dont le rythme est passé, pendant la même période, de 1% en 1960, à – 5% en 1997, pour atteindre 4,2% cette année, après avoir frôlé les deux chiffres il y a seulement 4 ans, soit un taux supérieur à la moyenne de celui de toute l’Afrique subsaharienne situé à 2,7%.

Budget de l’Etat, 4,6 milliards USD

Reconnaissant l’insuffisance du budget de l’Etat au regard des légitimes ambitions du grand Congo, le président de la République indique que le budget de l’Etat en ressources propres, qui était de 25 millions USD en 1960, et de 581 millions USD en 1997, est remonté à ce jour à plus de 4,6 milliards USD.

1,150 milliard USD de réserves de change

En effet, les réserves internationales sont passées de 62 millions USD en 1960, à 62,8 millions USD en 1997, avant d’atteindre un milliard 150 millions de dollars américains en 2018. A en croire le chef de l’Etat, cette heureuse perspective est consolidée par le redressement du solde brut d’opinions favorables des chefs d’entreprises passé à près de 18% en mars de cette année, contre moins de 14% en décembre de l’année passée.

« L’inflation annuelle a été contenue à un niveau raisonnable de moins de 10%, tandis que le déficit budgétaire a été totalement résorbé grâce au redressement des recettes de l’Etat et à l’amélioration substantielle des réserves de change », a précisé Joseph Kabila.

Salaires des agents publics en hausse !

L’amélioration et la stabilité du cadre macro-économique du pays a eu un impact positif notamment sur les masses laborieuses. A titre indicatif, souligne le chef de l’Etat, la rémunération la plus basse des fonctionnaires de l’Etat est passée de 35 000 CDF en 2010 à 129 000 CDF en 2018, et  celui du rang le plus élevé de 61 000 CDF à 1,4 millions CDF.

Dans le secteur privé, a – t – il renchérit, le traitement des agents et cadres est passé de 300 à 1 000 USD pour les cadres moyens, et de 1 500 à 5 000 USD pour le plus élevé.

Pour bien d’analystes, la dévaluation monétaire, rongeant le pouvoir d’achat du congolais, anéanti tous les efforts d’augmentation de ces salaires. Comme pour dire qu’en réalité, rien n’a changé.

Eau et électricité, deux chantiers importants

Parlant du taux de desserte en eau potable, Joseph Kabila a indiqué qu’il est passé, en milieu urbain, de 45% en 2001 à 53% en 2017 grâce à la construction ou au renforcement de 7 stations de traitement, 43 forages et 4 captages des sources.

« En vue de réduire le déficit criant en matière énergétique et améliorer le taux de desserte en énergie électrique, de nombreux chantiers ont été ouverts à travers le pays, allant de la réhabilitation des turbines de la centrale d’Inga, à l’implantation des microcentrales hydroélectriques ou solaires, en passant par la construction des barrages de Zongo, de Kakobola et de Katende dont les travaux sont, à ce jour, à l’étape du lancement de la construction des lignes de transport et distribution, sans compter des structures semblables financées par le secteur privé », a rappelé le président de la République.

Les bonds du secteur éducatif

Dans l’enseignement primaire et secondaire, Joseph Kabila se réjouit du nombre d’enfants scolarisés qui est passé de 10 millions en 1997 à 22 millions en 2018, soit un taux d’accroissement net de plus de 100% de nombre d’enfants à l’âge de scolarité. Deuxième chiffre évoqué par lui, c’est le taux de mécanisation des enseignants de 75% contre 40% en 1997. Et le troisième concerne le niveau d’accroissement du nombre d’écoles qui, lui, est passé de 35 000 à 76 000.

« Au niveau de l’Enseignement supérieur et universitaire, le nombre d’étudiants a connu un taux d’accroissement triennal de  140% de 2006 à 2018 », a indiqué le chef de l’Etat.

Santé, des avancées significatives

Grâce aux efforts déployés depuis 2001, Joseph Kabila affirme que les tendances de la mortalité très élevées ont été inversées. Ainsi, a – t – il insisté, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans est passé de 213 pour 1 000 naissances vivantes en 2001 à 104 pour 1 000 naissances vivantes en 2014. Le taux de mortalité maternelle n’est pas resté en marge. Il a aussi substantiellement reculé, passant de 1 289 pour 100 000 naissances vivantes en 2001 à 846 pour 100 000 naissances vivantes en 2014.

D’après le chef de l’Etat, cette situation est le résultat des actions menées notamment pour « la réhabilitation et de l’équipement des structures sanitaires, financé jusqu’à ce jour sur ressources propres à hauteur de 100 millions USD et qui a couvert 1 000 centres de santé et 132 hôpitaux généraux de référence, en même temps qu’étaient lancés les travaux de construction de 1 000 autres centres de santé, dans l’optique de doter chacun des 145 Territoire du pays d’au moins un centre de santé moderne ».

Réseaux routiers et mobilité

L’exécution des programmes de réhabilitation des routes depuis 2001 se poursuit. Selon Joseph Kabila, elle a atteint 27 877 km des réseaux routiers praticables dont 24 480 en terre et 3 400 revêtus, au moyen des matériels des équipements acquis et dotés à des brigades provinciales de l’Office des Routes, avec l’accompagnement des certains partenaires bilatéraux et multilatéraux.

Il a aussi évoqué l’amélioration de la navigation sur le fleuve Congo à la faveur des unités flottantes construites ou réhabilitées, la relance du trafic ferroviaire grâce à l’acquisition de plusieurs locomotives et voitures pour la Société Nationale des Chemins de Fer et la Société Commerciale des Transports et des Ports ; la relance de la compagnie nationale aérienne Congo Airways, la restauration du parc automobile de transport en commun dont TRANSCO.

Télécoms, croissance soutenue

Dans le domaine de la télécommunication, a indiqué que le taux de la couverture nationale est passé de 5% en 2001 à 50% de la population en 2018. Tandis que le nombre d’abonnés est passé de moins de 100.000 en 2001 à 36 millions d’abonnés en 2018. Le taux de couverture en fibre optique est passé quant à lui de 0% en 2001 à 20% en 2018.

Quant au secteur de l’emploi, le taux de chômage de la population active a connu de 1997 à ce jour, un taux de réduction de 15%.

« N’en déplaise à ceux qui ne voient que ce qui reste à faire, mais jamais ce qui a été fait, tous ces résultats ont eu pour incidence la progression de l’indice de développement humain en République Démocratique du Congo, particulièrement depuis 2016. En témoigne le rapport du PNUD, d’avril de cette année, sur la situation socio-économique dans notre pays », a lâché Joseph Kabila.

Toutefois, a – t – il ajouté, les conditions sociales du peuple congolais demeurent globalement préoccupantes au regard du seuil important de pauvreté. Elles devront donc rester au centre de toutes les politiques publiques.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

A RE(LIRE) :

RDC : état de la Nation, le discours-bilan de Joseph Kabila [intégral]

Edito

Advertisement
%d blogueurs aiment cette page :