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RDC : Koffi Olomidé, interpellé puis relâché ce 25 Septembre 2019 !

Il s’agit d’un scénario qui s’écrit depuis la censure qui a frappé huit chansons de Koffi, dont sept sont ses propres titres et le huitième, celui de Singuila, un artiste Congolais de l’Autre rive avec qui il était en featuring. Cette censure mal digérée par le patron du Quartier Latin International qui n’a pas caché son indignation dans ses propos tenus dans l’espace médiatique, a conduit à son interpellation par le Parquet Près le tribunal de Grande Instance de Kinshasa- Gombe, ce 25 septembre 2019.
Au cours d’une émission spécialisée dans la Chronique musicale, Quadra Kora Man s’était opposé farouchement à cette décision de la commission Nationale de Censure des Chansons et de spectacles. Pour l’artiste, cette commission n’avait pas « droit de cité », et était anti-démocratique. Il a même fait allusion à un autre artiste Robinho Mundibu qui était gardé pendant 48h au cachot à cause de la censure de sa chanson « Misu na Misu ».
« Dans cette commission- là, ils m’ont demandé 2.500 dollars pour auditionner les chansons et donner un avis favorable. Je n’ai rien voulu donner, car ils ont exigé de remettre cet argent cash à un individu au lieu du circuit bancaire. Ce qui prouve que le trésor public n’en bénéficiera pas », a expliqué cet artiste international invité de l’émission « Sektion Music » de Digital Congo. Par ailleurs, il avait aussi dénoncé l’abus de pouvoir du numéro Un de la commission de censure alors que l’actuel régime prône la liberté d’expression.
Pour l’heure, l’artiste a été relâché pour vice de procédure. C’est au Magistrat Instructeur que revient la décision de mettre de côté ce dossier ou de poursuivre son instruction.
La Commission Nationale de Censure est un organe qui relève du Ministère de la Justice, et a constamment frappé les clips et autres œuvres artistiques qui sont de nature à dépraver les mœurs.
Pour le cas de Koffi, cette censure a des conséquences économiques et financières. La production de ces clips est un investissement à la fois humain, créatif et financier. Il est possible qu’il ait déjà pris des engagements avec certains producteurs pour d’éventuels concerts et spectacles. Et tout non-respect à ces engagements conduirait à des ennuis pour cet artiste international. Aussi, Olomidé souhaite non seulement commercialiser mais aussi exploiter lors de concerts ou des représentations ces œuvres avec un tarif à l’entrée. Néanmoins, estiment certains observateurs, les artistes sont invités à s’autocensurer pour éviter des désagréments et dépravation des mœurs.
Harris KASONGO


















