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RDC : aucune banque n’a été interdite d’accorder des crédits aux opérateurs économiques

EXCLUSIF – L’octroi de crédits bancaires au secteur privé ne fait nullement l’objet d’un accord préalable du ministère des Finances. Il s’agit par contre des crédits à accorder à toutes institutions de la République. Une mesure conjointe du Gouvernement central et du FMI pour réguler l’endettement public en Rd Congo.
En effet, l’intervention du directeur du Cabinet du président de la République sur RFI, ce 24 janvier 2020, aurait été mal comprise dans les milieux d’opérateurs économiques. Nombreux sont ceux qui ont contacté leurs banquiers pour se faire une idée exacte sur la prétendue mesure qui obligerait les banques à solliciter un accord préalable avant de leur octroyer des crédits.
#RDC: "Nous avons découvert qu’il y a une lettre du ministre des finances qui interdit aux banques de donner des crédits sans son autorisation" Vital Kamerhe
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) January 24, 2020
Si des sources concordantes soutiennent que la réponse aurait été rassurante en ce sens qu’il n’existe aucune instruction du genre les opérateurs économiques, Zoom Eco a pu avoir accès à la correspondance du ministre des Finances du 27 novembre 2019 adressée au président de l’Association congolaise des banques (ACB) avec pour objet : « procédure d’endettement public. »
Dans cette lettre, José Sele Yalaghuli informe à Yves Cuypers que le Gouvernement de la République et le Fonds monétaire international (FMI) se sont mis d’accord sur les mesures de consolidation de la stabilité macroéconomique, dont un repère sur la dette publique.
« En vue de respecter cet engagement, je vous informe que toute demande de crédit provenant des institutions publiques et des Entités territoriales décentralisées nécessite une approbation préalable du ministère des Finances », a – t – il précisé.
De quoi comprendre que la démarche de l’Exécutif national à pouvoir surveiller l’endettement des institutions publiques auprès des banques, lequel bénéficie de la garantie souveraine de l’Etat dans ce contexte où le FMI et le Gouvernement congolais exécutent le Programme de référence assorti d’une série des repères.
La réaction du ministère des Finances ne s’est fait attendre pour apaiser surtout les opérateurs économiques de la Rd Congo qu’une telle mesure n’existe pas.
Le Ministère des Finances apprend avec grand étonnement qu’il y aurait une mesure interdisant aux banques commerciales d’octroyer des crédits aux commerçants. Il rassure l’opinion qu’aucune décision de cette nature n’émane de lui. #RDC #DRC
— Ministère des Finances, RDC (@financesrdc) January 24, 2020
Si le chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, a levé l’option d’amorcer, avec le FMI, le processus devant conduire la Rd Congo à la conclusion d’un Programme économique à moyen terme en 2020, lequel sera déclencheur d’autres appuis financiers des partenaires bi et multilatéraux, commente un analyste, le Gouvernement Ilunkamba se voit dans l’obligation de tout mettre en œuvre pour y parvenir.
Il est clair que si le Programme de référence se clôturait par un échec en mai prochain, la suite du processus sera compromise.
« Sous mon impulsion, le Gouvernement s’engage à assurer le succès du programme de référence à travers le respect tant de ses repères quantitatifs que structurels. C’est dans ce cadre qu’une attention particulière sera portée sur la discipline budgétaire », a rassuré le chef de l’Etat, dans son discours sur l’Etat de la Nation.
Emilie MBOYO


















