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RDC : Freddy Shembo promet un suivi rigoureux des travaux d’infrastructures liés au contrat SICOMINES

Plus rien ne se fera comme avant dans la mise en oeuvre des travaux d’infrastructures liés au contrat chinois renégocié.
Ces assurances émanent du Directeur Général de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi de convention de collaboration (APCSC). Il était face à la presse, le vendredi 15 mars 2024, au lendemain de la signature officielle de l’Avenant n°5 à la Convention sino-congolaise « mines contre infrastructures ».
Freddy Yodi Shembo soutient que l’APCSC mettra, cette fois-ci, un accent particulier sur le contrôle et le suivi des projets en veillant notamment sur la qualité des travaux et la vérité des prix.
« Je peux vous assurer que notre travail commence aujourd’hui. Nous allons suivre de manière très rigoureuse en nous appuyant utilement sur l’Agence des Grands Travaux (ACGT), le Bureau Technique de Contrôle (BTC) et d’autres structures de contrôle indépendantes que nous allons approcher. », dit-il.
Et de poursuivre : « On ne peut pas mettre un programme comme celui-ci en mode auto-pilote. Il faut un suivi. Les gens ne respectent que ce l’on inspecte. S’il n’y a pas inspection, il n’y a pas de respect des clauses. »
Grâce à l’Avenant n°5 au contrat chinois, la République Démocratique du Congo bénéficie de 7 milliards de dollars pour les infrastructures contre le montant initial limité, à l’époque, à 3 milliards de dollars.
« Nous allons nous rassurer que cette convention marche selon la vision du Chef de l’Etat », souligne Freddy Yodi Shembo.
À en croire les statistiques officielles, depuis la signature de la convention sino-congolaise, 1,5 milliard de dollars ont été dépensés dans des travaux d’infrastructures.
À la faveur du contrat SICOMINES renégocié, indique Freddy Yodi Shembo, il n’aura plus d’interruption, comme ce fût le cas depuis plusieurs années, dans l’exécution des projets d’infrastructures.
« Il n’y aura plus de creux dès lors que chaque année, SICOMINES mettra à la disposition de la République Démocratique du Congo la somme de 324 millions USD pour les infrastructures », avance-t-il.
Mise en place depuis mars 2022, l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi de convention de collaboration (APCSC) se met à la chasse des capitaux en facilitant la mise en oeuvre de toute convention de collaboration de plus d’un milliard de dollars américains entre la République Démocratique du Congo et des partenaires extérieurs.
« Les meilleures conventions, si elles ne sont pas suivies, elles seront lettres mortes. C’est là que nous intervenons (APCSC). », précise-t-il.
Les besoins en infrastructures sont énormes en République Démocratique du Congo (RDC).
Au moins 5.000 Km de routes seront pris en charge grâce aux ressources mobilisées après la renégociation du contrat SICOMINES, en raison de 400 Km par an.
Le taux d’asphaltage des routes nationales 1, 2, 3 et 4 est évalué à près de 5% à travers le réseau sous la gestion de l’Office des routes (OR) en République Démocratique du Congo, soit plus de 58.000 Km.
Patrick BOMBOKA




















