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RDC : La Banque Centrale du Congo durcit le ton contre les cambistes spéculateurs

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La Banque Centrale du Congo (BCC) hausse la voix face à la spéculation galopante sur le marché parallèle.

Dans un avis public daté du 13 octobre 2025 et signé par Dieudonné Fikiri Alimasi, Premier Vice-Gouverneur, l’institution interdit désormais l’affichage des taux de change à l’extérieur des bureaux et appelle la population à s’adresser uniquement aux banques commerciales et aux bureaux de change agréés.

Cette mesure vise, selon la BCC, à « renforcer la transparence » et à « protéger le public contre les pratiques spéculatives » de certains cambistes. Elle intervient dans un contexte de forte disparité entre les taux officiels et ceux pratiqués dans la rue, accentuant la méfiance autour de la monnaie nationale.

Un économiste spécialisé dans la stabilité monétaire salue cette initiative, y voyant un pas nécessaire pour réaffirmer l’autorité de la Banque Centrale du Congo et assainir un marché devenu difficilement contrôlable.

Pour lui, la prolifération des taux informels alimente directement la dépréciation du Franc congolais.

À l’inverse, un analyste financier critique cette approche la jugeant essentiellement défensive. Il estime que la BCC reste la principale responsable de la situation, en raison notamment de la rigidité du marché officiel et d’une offre en devises insuffisante. À ses yeux, interdire l’affichage des taux ne s’attaque pas aux causes profondes de la spéculation.

Entre volonté de régulation et critiques sur son efficacité, cette décision met en lumière le dilemme auquel la BCC est confrontée : restaurer sa crédibilité tout en composant avec un marché parallèle profondément ancré dans la réalité économique quotidienne.

Flory MUSISWA

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