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RDC : pour une reprise de cours le 17 août 2020, des enseignants exigent la démission du ministre Bakonga 

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La synergie des syndicats des enseignants du Congo s’apprête à reprendre le chemin de l’école le 17 août plutôt que le 10. Ils disent vouloir mettre à profit deux semaines pour permettre aux établissements de réunir les dispositifs anti covid-19. Leur calendrier est aux antipodes de celui du ministre de l’EPST, Willy Bakonga, jugé irréaliste.

« Pour de graves lacunes constatées dans ce calendrier scolaire réaménagé qui n’est pas le résultat d’un produit consensuel, imposable à tous, les enseignants proposent un calendrier qui va du 17 août jusque fin octobre 2020 », affirme leur porte-parole, Jean Bosco Puna.

Leur calendrier doit permettre de récupérer les différentes matières ratées conformément à la Loi cadre n 14/004 du 11 février 2014 et d’organiser en toute sérénité les épreuves du TENAFEP et de l’examen d’Etat.

Au moins 50 jours sont récupérés comprenant les enseignements et les évaluations. Les élèves finalistes n’ayant épuisé toutes les matières prévues dans le programme scolaire.

La synergie garde une position tranchée sur les frais sollicités auprès des parents pour le TENAFEP et l’Examen d’Etat. Le budget de l’État prévoit 17 milliards de francs congolais pour le TENAFEP et 37 milliards de francs congolais pour l’examen d’Etat.

Pour la synergie, le Gouvernement se doit d’exploiter ce crédit et laisser les parents jouir de la gratuité de l’enseignement.

Bakonga doit démissionner

La synergie dénonce une gestion cavalière de l’EPST. Elle estime que le ministre devrait plier bagages pour complot contre la gratuité de l’enseignement.

En rapport avec le partenariat inclusif, le ministre a fait fi de cette recommandation du Gouvernement et continue à entretenir un partenariat sélectif clientéliste”, regrette le porte-parole de leur synergie, Jean Bosco Puna.

Le banc syndical se réjouit de la décision du Gouvernement à diligenter une enquête au sein du SECOPE.

Elle en appelle au déploiement imminent d’une Commission indépendante mixte avec l’implication effective des syndicats de la synergie, des inspecteurs des finances et du budget, du ministère de l’EPST, du ministère de la justice ainsi que des services spéciaux.

La synergie demande au Gouvernement de procéder à un recensement des enseignants débout NU pour débloquer d’abord leur paie. Les nouvelles unités des bureaux gestionnaires (SECOPE, sous divisions, divisions, SERNIE) pourront attendre la deuxième vague après le contrôle.

Quant aux fonds générés par la publication de l’examen d’Etat provenant des compagnies de télécoms, la synergie exige que ces fonds soient versés au trésor public pour soutenir la gratuité de l’enseignement.

Les décisions finales sur la reprise des cours seront arrêtées ce vendredi 7 août 2020 au Conseil des ministres du Gouvernement. Le suspens sera enfin levé.

Patrick BOMBOKA

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