Connect with us

a la une

Tshisekedi : « nous souscrivons pleinement à l’idéal de l’intégration régionale en Afrique »

Published

on

Tshisekedi : « nous souscrivons pleinement à l'idéal de l'intégration régionale en Afrique » 1

Félix-Antoine Tshisekedi a réaffirmé l’engagement de son pays, la Rd Congo, à l’intégration régionale en Afrique. Le chef de l’Etat congolais a lancé ce message dans son intervention, ce mercredi 12 juin 2019 à Malabo (Guinée Equatoriale), lors du panel présidentiel des assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

« En RDC, nous souscrivons pleinement à l’idéal de l’intégration régionale en Afrique. Parce que nous sommes convaincus qu’il est essentiel au développement de notre continent. 18% pour le commerce interafricain est à mon avis un chiffre très faible qui signifie que nous devons nous améliorer non seulement au profit de nos économies mais aussi en termes de développement humain», a déclaré Félix-Antoine Tshisekedi.

Cette position du chef de l’Etat congolais est saluée tant qu’elle inscrit la RDC dans une perspective qui l’oblige à relever certains défis  majeurs, préalables à l’intégration effective de son pays dans la Zone de libre-échange continental (ZLEC).

Défis prioritaires

Des experts de la Banque africaine de développement et d’autres analystes sont d’avis que la RDC, pays à économie côtière et riche en ressources naturelles devrait redoubler d’efforts pour notamment agrandir ses installations portuaires, y compris les installations de stockage et d’administration des douanes ; accroître l’efficacité des services maritimes et du chargement et déchargement des conteneurs.

L’autre défi dans la perspective de l’industrialisation et la diversification de l’économie, c’est d’augmenter la vitesse et la fiabilité des réseaux ferroviaires et routiers en réduisant la congestion et les retards aux points de contrôle, et l’envoi à l’entretien des camions et du matériel roulant.

Aussi, devrait – elle mettre en œuvre les principes de base de la Charte des ressources naturelles (National resource Charter) et coopérer à une harmonisation de la taxation du pétrole, du gaz et des minerais pour éviter une course vers le bas et la surexploitation qui lui est associée.

Mobilisation de fonds

Face à la nécessité pour les pays africains, y compris la RDC, de se doter des infrastructures adéquates nécessaires à faciliter l’intégration africaine, il y a un besoin criant de moyens financiers. Si chaque pays s’organise à trouver de mécanismes de mobilisation de fonds pour se mettre au diapason, les partenaires financiers devraient également accroître leurs capacités afin d’appuyer les états.

A ce sujet, le chef de l’Etat congolais, n’y est pas allé par quatre chemins : « je voudrais plaider en faveur d’une augmentation générale du capital du groupe de la Banque africaine de développement pour permettre à la BAD de promouvoir et de faciliter davantage la croissance économique et le développement en Afrique. »

A RE(LIRE) : 51% d’africains ont besoin de visas pour voyager à travers le continent

En rappel, la ZLEC, signée par près de 50 pays lors du Sommet de l’UA en mars 2018 parallèlement à la Déclaration de Kigali et au protocole de libre circulation, crée ainsi un marché africain de 1,2 milliard de personnes, avec un PIB de 2,5 billions de dollars.

Ce qui pourrait stimuler le commerce intra-africain de 52 % d’ici 2020, au bénéfice des producteurs, des consommateurs et des négociants africains.

La discussion du panel présidentiel a porté sur le thème : « comment stimuler l’intégration économique en Afrique ? » Le président Théodoro Obiang (Guinée), le premier ministre Ambrose Dlamini Prime (Swaziland), Sa Majesté, le Roi Letsie III (Lesotho) et Akinwumi Adesina le président du Groupe de la BAD ont participé à cet échange de haut niveau.

Eric TSHIKUMA

Sur le même sujet :

Continue Reading
Advertisement
Click to comment

Laisser un commentaire

Edito

Advertisement
%d blogueurs aiment cette page :