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Afrique : après la RDC, l’UE signe un accord sur les métaux critiques avec le Rwanda

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À l’heure où plusieurs partenaires se désolidarisent du Rwanda pour son soutien militaire apporté au M23 maintes fois dénoncé par l’ONU et d’autres institutions, l’Union européenne signe un protocole d’accord avec le Rwanda pour favoriser le développement de chaînes de valeur « durables » pour les matières premières critiques, un préalable essentiel à la réalisation des objectifs de l’UE en matière d’énergie verte et propre.

Parmi les matières premières qui figurent dans cet accord conclu entre l’UE et le Rwanda, il y a lieu notamment le tantale, l’étain, le tungstène, l’or, le niobium, le lithium et autres terres rares.

Avec le Rwanda, l’UE veut mettre en place une chaîne de valeur couvrant l’extraction, le raffinage, la transformation, le recyclage et le remplacement.

« La transparence, la traçabilité et les investissements sont au cœur du partenariat », assure la Commissionde l’Union européenne.

Selon plusieurs observateurs, l’or inclu dans cet accord vient de l’Ituri en République Démocratique du Congo. Ce qui accorde un caractère suspicieux à un tel accord.

Un rapport du Groupe d’experts de l’ONU sur la RDC soumis au Conseil de sécurité de l’ONU en juin 2021 décrivait comment l’or et le coltan sont passés en contrebande de la RDC au Rwanda, où les taxes sont beaucoup moins élevées.

Par ailleurs, ledit protocole d’accord inclut cinq domaines d’intervention :

Primo : l’intégration de chaînes de valeur durables pour les matières premières et le soutien à la diversification économique, garantissant le bon fonctionnement et la durabilité de ces chaînes de valeur;

Secundo : la coopération en vue de parvenir à une production et une valorisation durables et responsables des matières premières critiques et stratégiques. Ce point couvre notamment le renforcement du devoir de diligence et de la traçabilité, la collaboration dans la lutte contre le trafic illicite de matières premières et l’alignement sur les normes internationales en matière environnementale, sociale et de gouvernance;

Tertio : la mobilisation de fonds en faveur du déploiement des infrastructures nécessaires au développement des chaînes de valeur pour les matières premières, y compris en améliorant le climat d’investissement;

Quarto : la recherche et l’innovation, ainsi que le partage des connaissances et des technologies liées à l’exploration, à l’extraction, au raffinage, à la transformation, à la valorisation et au recyclage durables des matières premières critiques et stratégiques, à leur remplacement, à la gestion des déchets et au suivi des risques liés à l’approvisionnement;

Quinto : renforcement des capacités à faire respecter les règles applicables, en améliorant la formation et les compétences liées à la chaîne de valeur pour les matières premières critiques et stratégiques.

Il sied d’indiquer que cette signature succède à celle de protocoles d’accord similaires avec la République Démocratique du Congo (RDC), la République de Zambie et la Namibie.

En dehors du continent, l’UE a aussi signé de tels accords avec l’Argentine, le Canada, le Chili, le Groenland, le Kazakhstan et l’Ukraine.

Flory Musiswa/Stagiaire

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