Afrique
Afrique : La progression de l’emploi photovoltaïque atteint 23 % en 2024

En Afrique, le solaire photovoltaïque poursuit sa montée en puissance, non seulement comme solution pour améliorer l’accès à l’électricité, mais également comme vecteur de développement économique.
Les données publiées par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son rapport World Energy Employment 2025 indiquent que le continent a enregistré en 2024 la plus forte croissance mondiale de l’emploi dans le photovoltaïque, avec une progression de 23 %.
Bien que l’Afrique ne représente encore que 3 % de la main-d’œuvre mondiale du secteur, cette dynamique témoigne de l’accélération des investissements dans les infrastructures électriques, notamment dans les régions de l’Est, de l’Ouest et du Centre.
La croissance est portée à la fois par de nouveaux projets solaires utilitaires et par l’expansion rapide des solutions hors réseau, dont les dispositifs domestiques et les offres pay-as-you-go.
Ces segments stimulent la demande en compétences techniques et commerciales, renforçant la création de valeur locale.
À l’échelle mondiale, le solaire photovoltaïque s’impose comme le premier contributeur à l’emploi dans le secteur électrique, regroupant 5 millions de travailleurs en 2024. La Chine en concentre 60 %, tandis que l’Europe, l’Inde et la région Asie-Pacifique (hors Chine) en représentent chacune environ 10 %.
Aux États-Unis, les incitations fiscales soutiennent une croissance supérieure à celle de la plupart des économies avancées.
Le segment du solaire distribué demeure le principal moteur d’emplois, représentant deux tiers des postes mondiaux. Sa forte intensité en main-d’œuvre est liée à la nature décentralisée des installations, aux besoins de conception personnalisée et au développement de services associés, notamment dans le commerce et la maintenance.
Selon l’AIE, le secteur énergétique mondial comptait 76 millions d’emplois en 2024, en hausse de 2,2 % par an, soit un rythme presque deux fois supérieur à celui de l’économie mondiale. La chaîne électrique (production, transport, distribution et stockage) constitue désormais le premier pôle d’emploi du secteur avec 22,6 millions de postes, dépassant l’approvisionnement en combustibles.
La main-d’œuvre du secteur énergétique comprend également les activités liées aux minéraux essentiels, à l’efficacité énergétique et à la fabrication de véhicules.
Au total, l’énergie représentait 1 emploi sur 50 dans le monde en 2024 et a généré plus de 5 millions de nouveaux postes depuis 2019, soit 2,4 % de la création mondiale sur cinq ans.
L’AIE estime que la croissance des capacités électriques mondiales se traduira par une demande accrue en compétences dans les années à venir.
Pour profiter pleinement de cette dynamique, l’Afrique devra poursuivre l’accélération de ses projets énergétiques, notamment dans le solaire photovoltaïque, dont le déploiement représente un levier stratégique pour la création d’emplois, la diversification économique et la consolidation des chaînes de valeur locales.
Olivier KAFORO
























