Afrique
Afrique subsaharienne : La Banque mondiale relève la croissance à 3,8 % en 2025, signe d’un regain économique mesuré

La Banque mondiale table désormais sur une croissance de 3,8 % en 2025 pour l’Afrique subsaharienne, contre 3,5 % projetés en avril dernier.
L’information ressort du nouveau rapport de l’institution, « Africa’s Pulse », véritable baromètre de la conjoncture économique régionale, rendu public le mardi 7 octobre 2025.
Cette révision à la hausse intervient malgré un contexte mondial incertain, marqué par les tensions commerciales, la volatilité des marchés et la persistance de coûts d’emprunt élevés.
Selon le rapport, la croissance devrait poursuivre sa trajectoire ascendante pour atteindre une moyenne annuelle de 4,4 % entre 2025 et 2026, soit un léger mieux par rapport aux prévisions d’avril.
Sur les 47 économies de la région, 30 affichent des perspectives en amélioration. Parmi elles, l’Éthiopie (+0,7 point), le Nigeria (+0,6 point) et la Côte d’Ivoire (+0,5 point) confirment leur rôle de moteurs régionaux. À l’inverse, certains pays riches en ressources dont l’Angola, le Mozambique, le Sénégal et la Zambie, voient leurs prévisions revues à la baisse.
Autre signal encourageant : l’inflation médiane régionale, qui culminait à 9,3 % en 2022, est tombée à 4,5 % en 2024, et devrait se stabiliser entre 3,9 % et 4 % au cours de la période 2025-2026.
La Banque mondiale attribue ce reflux à des prix plus favorables des matières premières et à une moindre volatilité des taux de change.
Toutefois, le rapport rappelle que la croissance actuelle reste trop faible pour réduire significativement la pauvreté.
Le revenu réel par habitant ne progresserait que de 1,3 % en 2025, avant d’atteindre 1,9 % à l’horizon 2027.
Malgré cette amélioration graduelle, près de 48,4 % des africains subsahariens vivront encore sous le seuil de pauvreté en 2027, soit 671 millions de personnes.
Pour la RDC et ses voisins, cette embellie mesurée confirme une tendance à la stabilisation macroéconomique, mais souligne aussi l’urgence d’un redéploiement structurel : investir dans la productivité, la diversification et la transformation locale des ressources demeure le levier essentiel pour transformer la croissance en prospérité réelle.
Flory MUSISWA






















