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RSA : Zuma, la fin marquant le début d’un cycle judiciaire !

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La démission avec effet immédiat du controversé chef d’Etat sud – africain, Jacob Zuma ne suffit pas pour couvrir tous les scandales qui ont émaillés sa présidence depuis 9 ans. Déjà, pour l’immunité judiciaire qu’il aurait réclamée, le Congrès national africain (ANC) n’a pas les moyens légaux de lui en offrir. Cyril Ramaphosa a exclu l’hypothèse de  tout passe-droit. Jusqu’où, ira ce président intérimaire, reconnu pour son engagement clair contre la corruption ?

« Nous allons continuer à combattre la corruption et à nous assurer que ceux qui sont corrompus et qui ont volé l’argent des pauvres soient jugés », a déclaré dimanche dernier Cyril Ramaphosa devant de milliers des partisans de l’ANC réunis au Cap.

Dès lors, l’avenir judiciaire de Jacob Zuma se voit dessiné à la lumière de son parcours à la tête de l’Etat truffé de scandales notamment de corruption. Il risque gros.

Chronique

Jacob Zuma est éclaboussé par de multiples affaires. Trois ans avant son élection, il est acquitté au terme d’un retentissant procès pour viol. Des soupçons de corruption pèsent sur lui avant même son accession à la tête du pays, en 2009.

Il est notamment accusé d’avoir touché des pots-de-vin lors d’un contrat d’armement avec, entre autres, le Français Thales. Mais la justice a renoncé à poursuivre celui qui est vite surnommé le « président Teflon », sur qui les critiques glissent sans attacher.

En 2016, Jacob Zuma est reconnu coupable d’avoir violé la Constitution pour avoir fait payer par le contribuable des travaux de modernisation dans sa résidence privée. Il est contraint de rembourser les 15 millions d’euros utilisés dans les 45 jours, et doit faire face à une procédure de destitution enclenchée par l’Alliance démocratique, son principal opposant.

S’il a accepté finalement de rembourser l’argent, Zuma a refusé de démissionner.

Puis, un rapport officiel met en cause ses relations controversées avec une riche et sulfureuse famille d’hommes d’affaires d’origine indienne, les Gupta. Selon la presse locale, 220 millions de rands (15 millions d’euros) auraient été détournés au profit de la fratrie.

La pression sur les frères Gupta et Jacob Zuma s’est accrue depuis que le chef de l’Etat a cédé, en Décembre 2017, la direction de l’ANC à Cyril Ramaphosa, qui a fait de la lutte anticorruption une priorité. Peu à peu, Jacob Zuma est lâché par tous ses alliés.

Ce mercredi 14 Février 2018, celui qui a dirigé l’Afrique du Sud pendant neuf ans accepte enfin de quitter le pouvoir : « J’ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la direction de mon organisation. »

Si le processus ayant conduit à sa démission aura été aussi long qu’incertain et marqué de motions de défiance, de recours en justice, de manifestations populaires, de guerres de factions, … des interrogations restent entières sur la bataille judiciaire qui s’annonce.

Du fric, des frasques et du chic sont ces péchés capitaux qui ont fini par emporter Jacob Zuma, commentent les sud-africains.

D’après des sources locales, la justice menace de relancer ses poursuites dans l’affaire Thales. Les juges, eux, seraient prêts à se faire Jacob Zuma. Aura – t – il vraiment la paix ?

Zoom Eco

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