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RDC : Démissionner ou subir une motion de censure, Tshibala face à un choix cornélien !

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RDC : Démissionner ou subir une motion de censure, Tshibala face à un choix cornélien !

Le Premier Ministre, Bruno Tshibala dispose de 72 heures pour faire le choix de la manière dont il devra rendre le tablier. Ces heures s’égrènent tellement vite que la tronçonneuse interpellatrice du Député National Henri Thomas Lokondo s’aiguise. Les élus du peuple qui soutiennent cette démarche reprochent au Chef du Gouvernement le dépôt tardif du Projet du Budget 2018 à l’Assemblée nationale avec des arguments non convaincants.

Comme nombreux des élus du peuple, le Député Henri Thomas Lokondo n’a pas été satisfait de la réplique du Premier Ministre Bruno Tshibala en rapport le retard de 2 mois avec lequel il a déposé le projet de la Loi des finances publiques pour l’exercice 2018 au Parlement. Cela étant une responsabilité politique qui lui incombe pleinement. Dans sa livraison du 2 Novembre 2017, Zoom Eco questionnait déjà au Premier Ministre au sujet de ce retard.

A RE(LIRE) : Où en est Bruno Tshibala avec le Projet du Budget 2018 ?

En effet, les 3 raisons avancées par le Chef du Gouvernement ont été notamment l’évaluation des mesures urgentes pour relancer l’économie, l’impératif d’intégrer les prévisions budgétaires de la CENI et le chevauchement de 2 calendriers budgétaires.

D’après Henri Thomas Lokondo, les faits sont flagrants. Et le responsable devrait en répondre et assumer son échec. Car, a-t-il constaté, le Gouvernement a excellé dans une violation à répétition de certaines dispositions de la Loi sur les Finances Publiques (article 83.3).

“Avez un retard de plus de 2 mois pour l’examen et l’adoption de ce texte de loi, le Premier Ministre doit porter la lourde sanction, c’est-à-dire de déposer sa lettre de démission à la table du Chef de l’État. Et cela, dans les 3 jours à compter de ce mercredi 22 Novembre 2017”, a déclaré Henri Thomas Lokondo.

Dans le cas contraire, ce Député promet d’enclencher une autre procédure parlementaire, celle de la motion de censure contre Bruno Tshibala. Va-t-il démissionner ou attendre la motion de censure afin d’être sauvé par une motion incidentielle, le nouveau joker de la Majorité Parlementaire? Les prochaines 48 heures nous en diront plus.

Pour rappel, le Premier ministre Bruno Tshibala a déposé le Projet de Loi des Finances Publiques pour l’exercice 2018 au Parlement le 15 Novembre 2017 (après avoir été approuvé la veille en Conseil des Ministres) alors que la Loi fixe la date de ce dépôt au 15 Septembre, soit à l’ouverture de la session budgétaire. Cela pour permettre à l’Assemblée Nationale d’examiner sereinement ce texte de loi au moins durant 40 jours et au Sénat d’assurer la seconde lecture en 20 jours.

Aussi, faudrait-il noter que l’article 87 de la Loi des Finances exige que le projet de Loi de Reddition des comptes du Budget précédent soit voté préalablement au Parlement avant tout examen et adoption du Budget de l’exercice suivant. Cependant, le Projet de Loi de Reddition des comptes du pouvoir central de l’exercice 2016 venait à peine d’être envoyé à la Commission ECOFIN et Contrôle Budgétaire de la Chambre Basse du Parlement.

Depuis Octobre dernier, l’Opposition Parlementaire envisageait une motion de censure contre Bruno Tshibala pour mauvaise exécution du Budget 2017. Ces Députés seront certainement nombreux à soutenir cette initiative.

Michel EFAKA | Zoom Eco

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