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Lualaba: Une centaine de maisons construites sur le site de la RVA démolies à Kolwezi

Le Gouvernement provincial du Lualaba a procédé à la démolition d’une centaine de maisons situées dans la Cellule Golf Plateau/RVA, commune de Dilala à Kolwezi (Lualaba). Pour cause, elles sont construites dans une zone aéroportuaire appartenant à la RVA.
Aussi, l’autorité provinciale évoque des impératifs sécuritaires et stratégiques. Car il est question de moderniser l’aéroport de Kolwezi et élargir sa piste afin de répondre aux normes internationales.
Pendant ce temps, les propriétaires brandissent les documents parcellaires en bonne et due forme.
L’opération de démolition s’est déroulée en présence des militaires et policiers à la grande désolation des victimes dont certains n’ont pu récupérer que quelques affaires importantes.
Au total plus de mille maisons sont ciblées dans cette opération. La société civile déplore le fait que parmi les bâtiments démolis figurent également des écoles, des églises et des centres de santé, ce qui accentue l’inquiétude et la colère des populations concernées.
Mais l’autorité provinciale rappelle qu’une mise en demeure leur a été envoyée à plusieurs reprises, avec un avant-dernier rappel formel adressé le 30 janvier 2026.
Les autorités évoquent des risques majeurs pour la population, notamment des accidents liés à l’activité aéroportuaire (crashs, incendies ou incidents lors des phases de décollage et d’atterrissage). Elles insistent également sur le caractère stratégique et sécurisé de la plateforme aéroportuaire, dont l’accès est strictement réglementé.
Un communiqué officiel signé par le Ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité, Philippe Kaumba Mayonde, avait précisé que les zones concernées sont notamment : la zone GOLF/ISTM (275 625 m²) ; la zone située aux abords de SUN AFRICA, près de l’école Saint-Joseph (57 455,72 m²).
La société civile s’insurge contre les autorités des affaires foncières qui ont quand même vendu ces parcellaires connaissant ce danger qui guettait les acquéreurs.
Conséquence, tous les investissements tombent dans l’eau et aucune indemnisation ni relocalisation n’est prévue à ce jour pour les victimes.
Nadine FULA
























