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Paris : A l’UNESCO, Raïssa Malu défend la gratuité scolaire comme la plus grande politique de redistribution sociale

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Au siège de l’Unesco à Paris (France), la République démocratique du Congo (RDC) a placé l’éducation au cœur du débat mondial sur la justice sociale.

À l’occasion du lancement du Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2026 (GEM), la Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a porté une thèse forte, soutenant qu’en RDC, financer l’école, c’est redistribuer la richesse.

Devant un parterre de décideurs internationaux, la ministre de l’EDU-NC a présenté la gratuité de l’enseignement de base comme un levier économique majeur, bien au-delà de sa dimension sociale.

« En transférant progressivement la charge de l’éducation des ménages vers l’État, Kinshasa a enclenché ce qui s’apparente à l’un des plus vastes mécanismes de redistribution du continent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
», soutient Raïssa Malu.

En RDC, pendant des années, les familles ont supporté près de 73 % du financement du système éducatif, selon les données du RESEN et de la Banque mondiale.

Le basculement vers la gratuité représente aujourd’hui un gain de pouvoir d’achat estimé à plus d’un milliard de dollars américains par an pour les ménages. Une injection silencieuse mais massive dans l’économie domestique.

L’ambition ne s’arrête pas là. Le Gouvernement congolais cible désormais les inégalités structurelles, à commencer par celles qui touchent les filles. Programmes de bourses, appuis directs aux familles, incitations à la scolarisation : autant d’outils mobilisés pour corriger un déséquilibre encore persistant dans l’accès à l’éducation.

Autre axe stratégique, l’alimentation scolaire.

Présentée comme un double levier social et économique, elle vise à la fois à améliorer la rétention des élèves et à soutenir les ménages les plus vulnérables. Une politique qui, en filigrane, agit aussi sur la nutrition, la santé et la productivité future du capital humain.

Dans un contexte marqué par l’instabilité dans certaines régions, la RDC mise également sur des solutions adaptatives : espaces temporaires d’apprentissage, dispositifs d’urgence et continuité éducative pour les enfants déplacés.

L’enjeu est clair : éviter qu’une génération ne bascule durablement hors du système scolaire.

À travers cette intervention de la Ministre Malu, Kinshasa envoie un signal aux partenaires internationaux.

L’éducation n’est plus seulement une dépense sociale, mais un investissement structurant, au cœur de la transformation économique du pays.

Le Rapport GEM centré sur l’accès et l’équité, appelle justement les États à mieux orienter leurs ressources.

Pour la RDC, le message est déjà en pratique : réduire les inégalités éducatives, c’est aussi poser les bases d’une croissance plus inclusive.

Olivier KAFORO

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