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RDC : 400 millions USD destinés au PASEA, un programme pour élargir l’accès à l’eau potable d’ici 2029

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo entend accélérer la mise en œuvre du Programme d’Accès aux Services d’Eau et d’Assainissement (PASEA), doté d’un financement de 400 millions de dollars américains pour sa première phase (2023-2029).
Cette volonté a été réaffirmée à l’ouverture de la revue à mi-parcours du programme, organisée à Kinshasa, le mercredi 1er juillet 2026, afin d’évaluer les progrès réalisés et de définir les mesures destinées à améliorer le rythme d’exécution des investissements.
Financé par l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale et mis en œuvre par la Cellule d’Exécution des Projets-Eau (CEP-O) du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, le PASEA constitue l’un des plus importants investissements publics consacrés au secteur de l’eau et de l’assainissement en République démocratique du Congo.
Pendant trois jours, les représentants du Gouvernement, de la Banque mondiale, des administrations provinciales, des unités d’exécution du projet et des partenaires techniques examinent les résultats obtenus après plus de deux années d’exécution dans les quatre provinces concernées par la première phase du programme : le Kasaï, le Kasaï Central, le Kasaï Oriental et le Kwilu.
L’objectif de cette revue est d’identifier les contraintes rencontrées depuis le lancement du projet et de mettre en place une feuille de route permettant d’accélérer la réalisation des infrastructures prévues jusqu’à la clôture de cette première phase en 2029.
Dans son intervention, le Secrétaire général aux Ressources hydrauliques et à l’Électricité, Alfred Liboko Bin Gele, a souligné que cette étape dépasse le simple exercice d’évaluation.
Selon lui, il s’agit d’un moment déterminant pour mesurer les progrès accomplis, consolider les acquis et renforcer la mobilisation des différents acteurs afin que les investissements engagés produisent des résultats tangibles au profit des populations.
De son côté, le Coordonnateur national de la CEP-O, Nestor Manduku, a expliqué que les deux premières années du programme ont essentiellement été consacrées aux études techniques, à la préparation des marchés, au recrutement des équipes et au renforcement des capacités institutionnelles. Il estime désormais que le programme entre dans une nouvelle phase, marquée par le lancement des principaux marchés de travaux et la concrétisation progressive des investissements sur le terrain.
« Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que cette phase préparatoire est derrière nous. Les principaux marchés de travaux sont lancés, plusieurs contrats de contrôle sont engagés et les investissements deviennent progressivement visibles sur le terrain », a-t-il déclaré.
Selon lui, l’enjeu consiste désormais à transformer les financements mobilisés en infrastructures durables, en services publics performants et en amélioration concrète des conditions de vie des populations bénéficiaires.
Les participants à cette revue analyseront notamment les performances des investissements en eau potable, les actions d’assainissement et d’hygiène, les réformes institutionnelles, la gestion financière, le suivi-évaluation ainsi que les questions environnementales et sociales. Les recommandations attendues devront permettre de renforcer la coordination entre les différents intervenants, de réduire les délais d’exécution des marchés et d’améliorer la gouvernance globale du programme.
À l’horizon 2029, les ambitions du PASEA sont importantes. Le programme prévoit de permettre à 2,9 millions de personnes d’accéder à des services d’eau potable de base et à 2 millions de personnes de bénéficier de services d’assainissement de base.
Les investissements devraient également financer l’équipement de 350 écoles et de 150 centres de santé en infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement, accompagner la certification de 240 000 ménages dans des villages et quartiers déclarés « Fin de Défécation à l’Air Libre » (FDAL), former 1 100 jeunes professionnels aux métiers de l’eau et de l’assainissement, créer quatre régies provinciales du service public de l’eau et alimenter 95 % des nouveaux systèmes d’approvisionnement en eau grâce aux énergies renouvelables.
À travers cette revue à mi-parcours, le Gouvernement entend ainsi faire du financement de 400 millions de dollars un levier pour accélérer les investissements et améliorer durablement l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement dans les provinces bénéficiaires, alors que le pays demeure confronté à d’importants défis en matière d’accès aux services essentiels.
Mitterrand MASAMUNA
























