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RDC : Entre 2022 et 2026, la production de la SOKIMO est évaluée à environ 405.000 USD

Entre 2022 et février 2026, la production d’or de la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO) s’est limitée à 2,46 kilogrammes, soit une valeur estimée à près de 405.000 USD sur la base du prix moyen international observé en mars 2026, autour de 165.000 USD le kilogramme.
Ces chiffres ont été rendus publics par l’ancien Directeur général Pistis Bononge au cours d’une intervention médiatique sur Top Congo FM.
Dans le détail, la production totale déclarée sur la période correspond à 2,46 kg d’or, un volume qui reste extrêmement modeste au regard de l’histoire minière de la région de Kilo-Moto, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo, longtemps considérée comme l’un des grands bassins aurifères du pays.
Nommé à la tête de l’entreprise publique en 2022, Pistis Bononge affirme avoir préparé un plan de relance évalué à 482,61 millions de dollars pour tenter de redresser la société. Ce programme devait porter sur la réhabilitation des installations minières, la remise à niveau des équipements et la restructuration de l’appareil de production.
Pour plusieurs spécialistes du secteur minier congolais, ces chiffres illustrent surtout l’ampleur des difficultés auxquelles la SOKIMO est confrontée depuis plusieurs années.
Les infrastructures héritées de l’époque industrielle sont largement dégradées et les investissements nécessaires pour relancer une production significative se comptent en centaines de millions de dollars.
Les analystes soulignent également la pression exercée par l’exploitation artisanale dans les zones aurifères de l’Ituri, où une part importante de la production d’or échappe aux circuits industriels et aux statistiques officielles.
Dans ce contexte, la faible production déclarée par la SOKIMO ne reflète pas nécessairement l’ensemble de l’activité aurifère dans la région, mais plutôt la difficulté pour l’entreprise publique de reprendre le contrôle de ses périmètres miniers et de relancer une exploitation industrielle structurée.
Pour les experts, le redressement de la société passera moins par des annonces de plans ambitieux que par des investissements effectifs, une clarification du cadre de partenariat avec les opérateurs privés et un meilleur encadrement de l’exploitation artisanale autour des concessions historiques de Kilo-Moto.
Flory MUSISWA






















