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RDC : Félix Tshisekedi ordonne une riposte ferme contre l’exploitation minière illégale

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a haussé le ton lors de la dernière réunion du Conseil des Ministres, en réaffirmant sa détermination à restaurer l’ordre dans le secteur extractif et à mettre fin aux pratiques illégales qui privent l’État de ressources importantes.
Selon le compte-rendu présenté par le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, le Chef de l’État a été alerté sur l’expansion de l’exploitation minière anarchique dans plusieurs zones du pays, notamment à Aru et Mahagi, dans la province de l’Ituri, ainsi que dans le Bas-Uélé et le Maniema.
Ces activités illicites s’accompagnent de dérives graves : atteintes à la dignité humaine, profanation de sépultures, destruction de terres agricoles et pollution des nappes phréatiques par des substances toxiques comme le cyanure. Des cas de traitements dégradants et d’arrestations arbitraires visant des autorités coutumières et des citoyens dénonçant ces pratiques ont également été signalés.
Au-delà des violations des droits humains, le Président Tshisekedi dénonce une véritable spoliation des ressources naturelles.
Exploités à grande échelle, l’or et d’autres minerais stratégiques génèrent des revenus estimés à plusieurs milliards de dollars par an, sans bénéfices significatifs pour le Trésor public ni pour les communautés locales.
Face à cette situation jugée inacceptable, Félix Tshisekedi a exigé l’arrêt immédiat de ces activités et le renforcement des mesures de contrôle. Il a salué l’initiative du Ministre des Mines, qui a mis en place une commission mixte associant autorités provinciales, administration minière et forces de sécurité.
Dans cette dynamique, plusieurs membres du Gouvernement, notamment ceux de l’Intérieur, de la Défense, de la Justice et de l’Environnement, ont été instruits de coordonner leurs actions pour mettre en place un dispositif opérationnel et coercitif.
Parmi les mesures envisagées figurent la saisie systématique des engins utilisés sur les sites illégaux, la sécurisation des zones minières, la traçabilité des activités et la poursuite judiciaire des responsables, sans complaisance. Les équipements récupérés devraient être réaffectés, de manière transparente, à des structures congolaises engagées dans une exploitation responsable.
Enfin, le Ministre des Mines a été chargé de proposer rapidement des mesures visant à renforcer les capacités de l’Inspection générale des Mines, afin d’améliorer le contrôle et la gouvernance du secteur extractif en République démocratique du Congo.
Mitterand MASAMUNA




















