Economie
RDC : 3,4 millions de tonnes de cuivre exportées, Tshisekedi cible la captation des revenus miniers

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a réaffirmé, lors du Conseil des Ministres du 24 avril 2026, sa volonté de mieux capter les revenus issus des performances record du secteur minier, tout en renforçant les réserves de change pour consolider la souveraineté monétaire de la République démocratique du Congo.
Portée par des réformes de gouvernance, la production minière nationale a atteint des niveaux historiques.
Après 3,1 millions de tonnes de cuivre exportées en 2024, les volumes ont grimpé à plus de 3,4 millions de tonnes en 2025, auxquels s’ajoutent environ 220.000 tonnes de cobalt.
Malgré ces performances, le Chef de l’État a pointé une faiblesse structurelle : la chaîne de captation des revenus reste insuffisante. Entre exportation, rapatriement des devises et encaissement effectif par le Trésor public, des pertes importantes continuent d’être enregistrées.
Pour y remédier, Félix Tshisekedi a insisté sur un contrôle renforcé des actifs miniers de l’État et sur la transparence dans les joint-ventures, dont l’opacité limite la mobilisation optimale des recettes publiques. Il a également dénoncé le non-rapatriement d’une partie des devises issues des exportations ainsi que les fuites de capitaux liées à des importations frauduleuses.
Sous la coordination de la Première Ministre, plusieurs institutions clés, dont la Gécamines, l’Inspection générale des finances et la Banque Centrale du Congo, ont été mobilisées pour mettre en œuvre des réformes structurantes.
Parmi les mesures annoncées figure le lancement, dans un délai de 30 jours, d’un audit exhaustif des flux miniers et de la gouvernance des partenariats.
En parallèle, le Gouvernement prévoit de mettre en place un système intégré de traçabilité, reliant l’ensemble des services impliqués dans la chaîne minière, notamment l’OGEFREM, l’OCC, la DGDA et les banques commerciales.
Objectif : garantir que chaque exportation soit suivie, depuis la logistique jusqu’au rapatriement des devises et à l’encaissement des recettes publiques.
Les premières conclusions de ces réformes sont attendues d’ici le 15 juin 2026.
À travers ces mesures, les autorités congolaises entendent transformer les performances minières en véritables leviers de consolidation budgétaire et de souveraineté économique.
Mitterand MASAMUNA




















