Sports
RDC : Félix Tshisekedi veut faire du football un levier de rayonnement international

Le football apparaît désormais comme l’un des instruments que les autorités congolaises souhaitent mobiliser pour renforcer le rayonnement international de la République démocratique du Congo.
Cette orientation a été mise en avant par le président Félix Tshisekedi, qui voit dans le sport un outil capable de soutenir l’image, l’attractivité et l’influence du pays à l’échelle mondiale.
Cette dimension a été particulièrement mise en lumière ce mercredi 6 mai 2026 à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, lors de la conférence de presse du Chef de l’État.
« J’aime le football et je pratique le sport. Je ne peux qu’utiliser cette discipline comme un soft power pour mettre la République démocratique du Congo sur la scène internationale. La jeunesse est importante et on a beaucoup de talents à soutenir. », a déclaré Félix Tshisekedi.
Cette déclaration intervient dans un contexte particulier pour le football congolais, marqué par la qualification de la RDC à la Coupe du monde 2026, une première participation depuis 52 ans.
Pour plusieurs analystes, cet événement dépasse le cadre sportif et peut représenter une opportunité importante en matière d’image, de visibilité et de positionnement international du pays.
Les spécialistes du national branding estiment que le football est devenu un instrument économique et diplomatique utilisé par plusieurs États pour renforcer leur attractivité.
Le Maroc, après son parcours historique lors du Mondial 2022, a considérablement accru sa visibilité internationale, notamment sur les plans touristique et économique.
Le Qatar, à travers l’organisation de la Coupe du monde 2022, a utilisé le sport pour renforcer son influence mondiale et accélérer son positionnement comme plateforme internationale d’affaires et d’événements.
Selon les experts du secteur sportif, la RDC dispose également d’atouts importants : une population jeune, une forte culture footballistique et un vivier de talents évoluant dans plusieurs grands championnats étrangers. Mais ils rappellent que la puissance du football comme « soft power » dépend aussi de la structuration de l’écosystème local.
Les analystes économiques soulignent que l’industrie du sport peut générer des effets d’entraînement dans plusieurs secteurs : sponsoring, médias, marketing, tourisme, transport, équipements sportifs et économie numérique.
Une participation réussie à la Coupe du monde pourrait ainsi renforcer la visibilité du pays auprès des investisseurs et partenaires internationaux.
Pour plusieurs observateurs, le message porté par Félix Tshisekedi illustre surtout une volonté de repositionner progressivement l’image de la RDC autour de la jeunesse, du talent et du potentiel culturel, dans un environnement international où l’influence des nations passe de plus en plus par le sport, la culture et la capacité à construire une marque-pays forte.
Flory MUSISWA




















