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RDC : Glencore et Gécamines scellent un accord stratégique pour relancer KCC

Un nouveau chapitre s’ouvre pour le cuivre congolais. Le géant suisse Glencore a signé, ́le mercredi 18 février 2026, un accord majeur avec Gécamines autour de la Kamoto Copper Company (KCC), l’un des actifs miniers les plus stratégiques de la République démocratique du Congo.
Au cœur du deal : un package complet de baux et titres miniers à long terme, garantissant à KCC la visibilité juridique et opérationnelle dont elle avait besoin pour accélérer. Une bouffée d’oxygène pour le complexe de Kolwezi, qui voit ainsi son horizon s’étendre jusqu’aux années 2040.
Cap sur 300.000 tonnes de cuivre par an
L’accord prévoit également l’extension des capacités de stockage des résidus, condition clé pour soutenir la montée en puissance des opérations et prolonger la durée de vie de la mine. À cela s’ajoute une optimisation de la récupération des réserves dans les zones KOV et T17, deux gisements à fort potentiel encore sous-exploité.
Objectif affiché : atteindre à terme environ 300.000 tonnes de cuivre par an. Un volume qui replacerait KCC parmi les locomotives africaines du métal rouge, dans un contexte mondial où la demande explose, portée par la transition énergétique et l’électrification.
Un équilibre redéfini avec Gécamines
Point clé de l’accord : Gécamines conserve les droits sur les minerais extraits. Un signal politique et économique fort, alors que Kinshasa cherche à renforcer la souveraineté nationale sur ses ressources stratégiques.
Pour Mark Davis, CEO de Glencore Copper Africa Region, l’ambition est claire : « Cet accord permettra de débloquer tout le potentiel de KCC en augmentant l’efficacité de la mine, des installations et autres infrastructures clés. »
Dernière ligne droite administrative
La clôture définitive reste suspendue à l’enregistrement formel des baux miniers dans les prochains mois. Une formalité en apparence, mais déterminante pour sécuriser juridiquement l’ensemble.
Si elle se concrétise sans accroc, cette entente pourrait marquer un tournant pour le cuivre congolais, et repositionner la RDC comme un pilier incontournable de l’approvisionnement mondial en métaux critiques.
Flory MUSISWA





















