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RDC : la Chambre des Mines réfléchit à l’attractivité du secteur minier

Le Forum sur la révision du cadre légal du secteur minier a débuté, le mercredi 15 juillet 2026, à l’hôtel Hilton de Kinshasa.
Organisée par la Chambre des Mines de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), cette rencontre de trois jours réunit les pouvoirs publics, les entreprises minières, les partenaires techniques et financiers, les experts, le monde académique et la société civile autour du thème : comment préserver la stabilité juridique, renforcer la compétitivité et maintenir l’attractivité du secteur minier congolais dans un contexte de forte demande mondiale en minerais stratégiques ?

Cette réflexion intervient alors que la République démocratique du Congo, truffée d’un sous-sol richissime évalué à plus de 24 000 milliards USD,
concentre une part importante des réserves mondiales de cobalt et dispose également d’importants gisements de cuivre, de coltan, de lithium, d’étain et de tantale, des minerais devenus essentiels à la fabrication des batteries électriques, des réseaux électriques, des semi-conducteurs et de nombreuses technologies de la transition énergétique.
Dans un contexte de recomposition des chaînes d’approvisionnement mondiales, la qualité du cadre juridique est désormais considérée comme un facteur déterminant pour attirer les investissements de long terme.
Le président de la Chambre des Mines, Kasongo Bin Nassor, a rappelé que cette position stratégique constitue une opportunité pour la RDC, mais aussi une responsabilité.
Selon lui, le pays doit disposer d’un environnement juridique, réglementaire et institutionnel « qui inspire confiance, favorise l’investissement, renforce la compétitivité de notre industrie et permette à notre pays de tirer pleinement profit de ses ressources naturelles ».
Pour Kasongo Bin Nassor, la démarche engagée ne consiste pas à défendre une révision du Code minier à tout prix, mais à identifier, sur la base des faits et de l’expérience des opérateurs, les véritables facteurs qui freinent le développement du secteur.

Les échanges porteront notamment sur l’application du Code minier, la gouvernance des institutions, l’environnement fiscal et réglementaire ainsi que les évolutions de l’économie mondiale.
Le président de la Chambre des Mines a également souligné que les investissements miniers sont réalisés sur plusieurs décennies et reposent sur la stabilité des règles.
Il a indiqué que plusieurs opérateurs estiment que certaines dispositions introduites dans les lois de finances ont progressivement remis en cause la prévisibilité du régime fiscal prévu par le Code minier, avec des effets sur la confiance des investisseurs et sur la compétitivité du secteur.
Les travaux se poursuivront jusqu’au 17 juillet et devraient déboucher sur un paquet des recommandations destinées à alimenter la réflexion des pouvoirs publics, avec l’ambition de concilier attractivité des investissements, sécurité juridique, compétitivité du secteur et meilleure valorisation des ressources minérales de la République démocratique du Congo.
Nadine FULA


















