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RDC : Robert Malumba ouvre le Forum de la Chambre des Mines sur la révision du Code minier

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La réflexion sur une éventuelle révision du Code minier s’ouvre officiellement en République démocratique du Congo.

En effet, du 15 au 17 juillet 2026, la Chambre des Mines de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) réunit, à l’Hôtel Hilton de Kinshasa, les pouvoirs publics, les opérateurs miniers, les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, les experts, le monde académique ainsi que les représentants de la société civile autour d’un même objectif : examiner les conditions d’un cadre juridique capable de concilier stabilité juridique, compétitivité, attractivité des investissements et souveraineté nationale.

En procédant à l’ouverture des travaux, le président national de la FEC, Robert Malumba, a replacé le débat dans son contexte international. Selon lui, la transition énergétique, la recomposition géopolitique et la demande croissante en minerais critiques confèrent à la République démocratique du Congo une responsabilité particulière dans les nouvelles chaînes d’approvisionnement mondiales.

« La RDC n’est plus seulement un grand pays minier. Elle est devenue un acteur incontournable de la sécurité énergétique mondiale », a-t-il déclaré, estimant que cette position impose au pays de disposer d’un environnement juridique stable, prévisible et compétitif.

Pour le président de la FEC, la réflexion engagée ne doit pas être dictée par l’urgence, mais par une vision de long terme. Une éventuelle réforme du Code minier, a-t-il expliqué, doit permettre à l’État de mieux valoriser les ressources naturelles tout en préservant les principes qui fondent la confiance des investisseurs.

« Toute réforme du Code minier doit répondre à une double exigence : permettre à l’État congolais de mieux valoriser ses ressources naturelles au profit du développement national, tout en préservant les principes qui fondent la confiance des investisseurs, à savoir la sécurité juridique, la stabilité des règles, la prévisibilité des décisions publiques et la compétitivité de notre économie », a affirmé Robert Malumba.

Le président national de la FEC a également annoncé que les démarches menées auprès du Gouvernement ont permis d’obtenir la mise en place d’une commission d’arbitrage chargée de déterminer la base imposable, ainsi qu’une commission chargée d’examiner les questions liées à l’entrée des militaires sur les sites miniers.

Selon lui, ces mécanismes doivent contribuer à renforcer la sécurité juridique et le climat des affaires.

Dans son mot introductif, le président de la Chambre des Mines, Kasongo Bin Asor, a rappelé que ce forum répond à une demande exprimée par les opérateurs miniers eux-mêmes, soucieux d’élaborer une position commune avant d’engager un dialogue avec les pouvoirs publics, les communautés, la société civile et les partenaires techniques et financiers.

Il a précisé que la deuxième journée sera consacrée à des travaux en commission réservés aux opérateurs miniers et aux experts de leur choix, afin de favoriser des échanges techniques sur les difficultés auxquelles le secteur est confronté.

Kasongo Bin Asor a insisté sur la nécessité d’aborder le débat avec méthode, en distinguant les difficultés liées au contenu du Code minier de celles qui relèvent de son application, de la gouvernance institutionnelle, du cadre fiscal ou encore de l’évolution du contexte économique international.

« Avant d’envisager toute évolution du cadre légal, il est essentiel de répondre à quelques interrogations fondamentales », a-t-il indiqué, estimant que la qualité du diagnostic conditionnera la pertinence des réformes futures.

Le président de la Chambre des Mines a par ailleurs regretté que certaines dispositions introduites dans les lois de finances viennent affecter la stabilité du régime fiscal prévu par le Code minier.

« Ces violations, intégrées principalement dans les lois de finances, viennent régulièrement ébranler le régime fiscal exhaustif et exclusif instauré par le Code minier. Cette situation fragilise la confiance, réduit l’attractivité et pèse sur la compétitivité de notre secteur », a-t-il soutenu.

Les organisateurs entendent ainsi faire de ces trois journées de travaux un cadre de concertation destiné à produire des recommandations techniques susceptibles d’alimenter les réflexions des pouvoirs publics sur l’avenir du secteur minier congolais.

Il sied de préciser que la République démocratique du Congo a produit près de 3,4 millions de tonnes de cuivre en 2025. Au premier semestre 2026, la production s’établissait déjà à 1,824 million de tonnes, tandis que les investissements consacrés à l’exploration dépassent 86 millions de dollars. Les exportations officielles d’or ont, quant à elles, franchi 10 200 kilogrammes, générant plus de 2,2 milliards de dollars de recettes.

Pour Robert Malumba, ces performances renforcent le potentiel du pays, mais ne sauraient suffire sans un environnement juridique crédible : « Les investisseurs savent gérer les risques géologiques. Ils savent gérer les risques économiques. En revanche, ils hésitent face à l’instabilité juridique. »

Flory MUSISWA

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