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RDC : Le Département d’État américain salue les progrès en transparence budgétaire

Le Département d’État américain, à travers son nouveau rapport centré sur la transparence budgétaire, a reconnu les avancées significatives réalisées par la République Démocratique du Congo (RDC).
Le document, qui évalue chaque année la gestion des finances publiques dans plus d’une centaine de pays, poursuit une mission à la fois claire et stratégique : encourager les États à rendre leurs budgets plus ouverts, accessibles et responsables, afin de renforcer la confiance citoyenne et attirer les investissements.
Dans le cas de la RDC, plusieurs progrès sont salués : la révision du budget en cours d’exercice, l’intégration et la divulgation des comptes hors budget, la transparence accrue sur les revenus et dettes des entreprises publiques, ainsi que la large accessibilité en ligne du projet de budget exécutif et du budget adopté.
Le rapport salue aussi le respect des procédures dans l’attribution des contrats d’extraction de ressources naturelles, la publication d’informations sur les marchés publics et la consolidation de l’indépendance de l’organe supérieur de contrôle des finances publiques, qui a rendu son rapport d’audit dans un délai jugé raisonnable.
Toutefois, deplore la source, certaines limites subsistent, en l’occurrence : l’absence de publication du rapport de fin d’année, un contrôle parlementaire jugé encore insuffisant sur les budgets militaires et de renseignement, et un manque de transparence sur les sources de financement et la politique de retraits du fonds souverain.
Dans la continuité de cette dynamique positive, a-t-on illustré, le Gouvernement congolais a respecté son devoir constitutionnel en déposant, le 15 septembre dernier, le projet de loi de finances 2026.
Présenté par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, le budget global atteint 59.020,5 milliards de CDF (soit 20,3 milliards USD), en hausse de 16,4 % par rapport à 2025. Il repose sur des prévisions macroéconomiques de 5,8 % de croissance minière, une inflation moyenne contenue à 7 %, et un taux de change stabilisé autour de 2.900 CDF/USD.
Les recettes attendues proviendront majoritairement de la mobilisation interne (36.346,1 milliards de CDF, +18,6 %), avec une contribution notable des douanes et accises (7.472,5 milliards de CDF). Une trajectoire qui reflète une volonté de discipline budgétaire, mais qui, selon les analystes, reste tributaire de la lutte contre la fraude fiscale, de la stabilisation monétaire et d’une meilleure absorption des financements extérieurs.
Grosso modo, la RDC démontre une volonté de crédibiliser ses finances publiques et de renforcer la transparence budgétaire.
Comme le recommande le Département d’État américain, trois priorités sont à prendre en compte pour enclencher une nouvelle dynamique, généreuse de retombées positives à longues termes, à savoir :
Primo, publier systématiquement le rapport de fin d’année ;
Secundo, Garantir un contrôle parlementaire accru sur les budgets sensibles ;
Tertio, clarifier les opérations du fonds souverain.
Autant de leviers qui, renseigne le document, pourraient consolider la confiance des citoyens et des investisseurs, tout en donnant un ancrage concret à la promesse d’un budget au service du développement durable.
Flory MUSISWA
























