Economie
RDC : Éric Tshikuma salue l’adoption de deux textes jugés stratégiques pour la modernisation juridique de la RDC

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a adopté, lors de la plénière du 20 mai 2026, deux projets de loi considérés comme importants pour le renforcement du cadre juridique national et l’alignement du pays sur plusieurs standards internationaux.
Sur les 347 députés présents, 344 ont voté en faveur des textes portant respectivement sur la lutte contre le commerce illicite du tabac et sur la reconnaissance internationale des qualifications académiques.
Éric Tshikuma félicite le travail parlementaire
Parmi les élus ayant réagi à cette adoption figure Éric Tshikuma, qui a salué le travail réalisé par la commission mixte chargée d’examiner ces dossiers.
Le député national a félicité « la commission mixte des Relations extérieures et Sociale et culturelle pour la qualité de son travail », estimant que celui-ci a permis l’adoption des rapports assortis de plusieurs amendements.
Un protocole contre le commerce illicite du tabac
Le premier texte adopté autorise la ratification du protocole international visant à éliminer le commerce illicite des produits du tabac.
Ce mécanisme prévoit notamment : le renforcement du contrôle des circuits de distribution ; l’amélioration de la traçabilité des produits ; la lutte contre la contrebande et la fraude douanière ; et la réduction des pertes fiscales liées au commerce parallèle.
Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, le commerce illicite du tabac représente une source importante de financement pour les réseaux criminels transnationaux et fragilise les capacités financières des États.
Dans son rapport intitulé « The Globalization of Crime: A Transnational Organized Crime Threat Assessment », l’ONUDC met en évidence les liens entre contrebande, criminalité organisée et faiblesse des systèmes de contrôle douanier.
Une ouverture accrue pour les qualifications académiques congolaises
Le second texte adopté concerne la ratification de la Convention mondiale de l’UNESCO sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur, adoptée à Paris en 2019.
Cette convention vise à faciliter : la reconnaissance des diplômes entre États ; la mobilité des étudiants et chercheurs ; la coopération universitaire internationale ; la circulation des compétences scientifiques et académiques.
Pour plusieurs spécialistes du secteur éducatif, cette réforme pourrait améliorer progressivement la visibilité internationale des universités congolaises et renforcer la compétitivité du capital humain de la RDC.
L’UNESCO rappelle régulièrement que la mobilité académique et la reconnaissance transparente des qualifications constituent des leviers essentiels pour améliorer les systèmes d’enseignement supérieur dans les pays en développement.
Une volonté d’alignement sur les standards internationaux
Pour plusieurs analystes, l’adoption de ces deux textes traduit une volonté des autorités congolaises de rapprocher progressivement la RDC des normes internationales, aussi bien dans la gouvernance économique que dans la structuration du système éducatif et académique.
À travers ces réformes, le Parlement entend notamment renforcer la transparence économique, améliorer la coopération internationale et favoriser l’intégration du pays dans les dynamiques mondiales liées à l’éducation, à la recherche et à la gouvernance publique.
Flory MUSISWA























