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RDC : Le Gouvernement appelle les investisseurs internationaux à explorer davantage son potentiel minier

La République Démocratique du Congo (RDC), dotée d’un sous-sol richissime évalué à 24.000 milliards de dollars, a réaffirmé son ambition de devenir une puissance minière mondiale, en invitant les investisseurs internationaux à intensifier leurs partenariats dans le secteur.
Le Ministre national des Mines, Louis Kabamba Watum, a lancé cet appel lors du Financial Times Africa Summit 2025, tenu à Londres du 21 au 22 octobre 2025.
« En marge de ce forum, M. Louis Kabamba Watum, Ministre national des Mines, a lancé un appel aux investisseurs internationaux à explorer davantage le potentiel minier exceptionnel de la RDC, rappelant que seulement 10 % du territoire national ont été explorés à ce jour », indique le communiqué du ministère des Mines.
Un appel justifié, mais un climat des affaires à consolider
Les experts saluent une démarche cohérente et nécessaire pour attirer davantage de capitaux étrangers dans un pays qui concentre près de 70 % des réserves mondiales de cobalt et des gisements considérables de cuivre, lithium et terres rares.
L’appel du Ministre Watum s’inscrit dans la logique d’une valorisation responsable et durable des ressources naturelles, telle que prônée par les institutions financières internationales
Cependant, plusieurs analystes depuis Londres soulignent que le renforcement du climat des affaires demeure la clé pour transformer cet appel en investissements concrets. Ils estiment que les retards administratifs, la faible digitalisation des procédures et la conservation encore archaïque de documents officiels, comme récemment constaté dans certains ministères, notamment celui de la Justice, freinent la fluidité des transactions et la confiance des investisseurs.
Pour ces derniers, à l’ère du numérique, la compétitivité minière ne repose plus uniquement sur le sous-sol, mais sur la capacité institutionnelle à garantir transparence, sécurité juridique et traçabilité numérique. Ainsi, ont-ils préconisé, la mise en place d’un cadre digital intégré pour les titres miniers, les contrats et les statistiques de production apparaît ainsi comme une priorité stratégique.
Si cette modernisation accompagne l’ouverture du secteur, la RDC pourrait se positionner comme un acteur de référence mondiale dans l’extraction responsable et la transformation locale des minerais stratégiques, au cœur des chaînes de valeur de la transition énergétique.
Flory MUSISWA





















