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RDC : pour lancer la plus grande fonderie de cuivre, Ivanhoe importe l’énergie du Mozambique

La première production d’anodes de cuivre à la fonderie de Kamoa-Kakula en République Démocratique du Congo (RDC) devra intervenir en juillet 2025.
L’annonce a été faite le lundi 7 avril 2025 par la compagnie minière canadienne. Celle-ci indique qu’elle a sécurisé l’approvisionnement électrique nécessaire pour démarrer l’exploitation de la plus grande fonderie de cuivre d’Afrique.
Depuis plusieurs mois, Ivanhoe fait face à des difficultés pour garantir un approvisionnement électrique stable, indispensable à ses activités.
La compagnie a pris les devants pour assurer le lancement de la fonderie, prévue pour consommer 45 MW au démarrage et atteindre 70 MW à pleine capacité.
Avec la mine Kamoa-Kakula, qui nécessite une puissance moyenne de 130 à 140 MW (estimation de mars 2025), Ivanhoe a donc besoin de plus de 200 MW pour assurer l’ensemble de ses activités sur le site.
Dans cette optique, la compagnie minière a signé en mars 2025, un accord pour porter cette capacité de 50 MW à 70 MW, soit une hausse de 40 %. Cette électricité provient du Mozambique, via le réseau du Southern Africa Power Pool (SAPP), et transite par l’interconnexion électrique avec la Zambie pour atteindre les installations de Kamoa-Kakula. Une nouvelle augmentation à 100 MW est attendue dans les prochains jours.
Pour y arriver, la compagnie peut s’appuyer non seulement sur l’électricité importée, mais aussi sur une alimentation locale de 50 MW fournie par le réseau électrique congolais.
En cas de défaillance, le site dispose également d’une capacité de secours de 160 MW en diesel. De plus, à partir du dernier trimestre 2025, Ivanhoe bénéficiera de 50 MW supplémentaires grâce à la mise en service de la turbine 5 d’Inga II, avec un potentiel maximal de 178 MW en 2026.
Olivier KAFORO
























