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RDC : présumé détournement de 20 millions USD à la CNSSAP, le député Joseph Nkoy interpelle Junior Mata

Le député national Joseph Nkoy Wembo a adressé une question orale avec débat au directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP), Junior Mata, au sujet d’un présumé détournement de plus de 20 millions de dollars américains dans l’acquisition de trois immeubles à Kinshasa.
Dans sa correspondance, l’élu de la province du Sankuru s’inquiète d’une transaction immobilière effectuée par la CNSSAP pour un montant global excédant 30 millions USD, dont une partie aurait été allouée à l’achat d’un bien situé dans la commune huppée de la Gombe.
L’affaire, relayée et amplifiée sur les réseaux sociaux la semaine dernière, alimente les soupçons de surfacturation et de mauvaise gestion au sein de l’institution dirigée par Junior Mata.
Joseph Nkoy justifie son interpellation par le besoin de transparence dans la gestion des fonds publics, appelant le responsable de la CNSSAP à fournir des explications détaillées devant la représentation nationale. Il s’agit, selon lui, de préserver la crédibilité d’une caisse censée garantir la sécurité sociale des agents publics de l’État.
Ce dossier survient dans un contexte de gestion des affaires publiques tendue, marqué par une recrudescence d’accusations de détournement visant plusieurs personnalités politiques et administratives du gouvernement.
Il y a quelques jours, les ministres de la Justice, du Budget et des Finances respectivement Constant Mutamba, Aimé Boji et Doudou Fwamba ont également été interpellés à propos du décaissement de 39,8 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani.
Le marché, attribué sans appel d’offres à la société Zion Construction SARL, a suscité une levée de boucliers au sein de la classe politique et de la société civile. En réponse, la Première ministre Judith Juminwa a ordonné la suspension de la procédure d’attribution du contrat, en attendant une approbation conforme à la loi sur les marchés publics.
Ces interpellations en série témoignent d’un regain de vigilance parlementaire face à la gestion des deniers publics. Reste à savoir si ces démarches déboucheront sur des sanctions concrètes ou s’il s’agira, une fois de plus, d’un simple effet d’annonce dans un contexte électoral latent.
Mitterrand MASAMUNA
























