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RDC : présumé détournement de 5 millions USD, Antoinette Kipulu interdite de sortie du pays

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La République Démocratique du Congo (RDC) est à nouveau secouée par des allégations de détournement de fonds publics, cette fois-ci dans le cadre de la construction de centres de formation professionnelle dans l’espace Grand Kasaï.

Dans une lettre adressée au Directeur Général de la Direction Générale des Migrations, Jules Alingete Key, Inspecteur Général des Finances, a révélé que les enquêtes en cours n’ont pas pu justifier l’utilisation des montants débloqués par le Trésor public.

Les projets, censés améliorer la formation professionnelle dans les provinces de Kasaï, Sankuru et Lomami, sont marqués par un manque de réalisations concrètes.

Selon Jules Alingete, cela soulève des soupçons sérieux de détournement de fonds. Les montants en jeu s’élèvent à cinq (5) millions de dollars, initialement destinés à la construction d’écoles de formation.

Jules Alingete a sollicité l’interdiction de sortie du territoire pour plusieurs individus impliqués. Il s’agit notamment de :

– Madame Antoinette Kipulu Kabenga (Ministre honoraire de la Formation professionnelle);
– M. Michel Kabeya Biaye (Directeur Général du groupe Agimex Sarl);
– M. Daniel Madimba
Kalonji (Directeur Général de Shamaya Company Services Sarl et Ministre Honoraire).

Cette demande vise à garantir leur disponibilité pour toute enquête future.

Les allégations ont suscité des réactions variées au sein du Gouvernement et parmi les citoyens.

Beaucoup appellent à une enquête approfondie pour établir la vérité et sanctionner les responsables.

La Ligue Congolaise de Lutte contre la Corruption (LICOCO) a exprimé son soutien à l’IGF tout en appelant à une plus grande transparence dans le traitement des fonds publics.

La RDC a une longue histoire de corruption et de détournements de fonds. Des affaires précédentes ont impliqué des Ministres et d’autres hauts fonctionnaires, renforçant la perception d’une impunité généralisée.

Ces scandales alimentent le mécontentement populaire dans un pays où près de 75% des congolais vivent avec moins de 2 dollars par jour.

Les citoyens expriment leur frustration face à l’inefficacité des institutions censées lutter contre la corruption.

A cet effet, des voix s’élèvent pour demander une réforme structurelle des institutions publiques afin d’améliorer la transparence et la responsabilité.

Les experts suggèrent que sans un système judiciaire indépendant et efficace, les efforts pour combattre la corruption resteront vains.

La lettre d’Alingete Key met en lumière non seulement les problèmes spécifiques liés aux projets du Kasaï mais aussi une crise systémique plus large qui touche l’ensemble des institutions congolaises.

Alors que les enquêtes se poursuivent, l’espoir d’une véritable réforme dépendra d’une volonté politique forte et d’une mobilisation citoyenne accrue pour exiger des comptes.

Mitterrand MASAMUNA

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