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Monde : des systèmes de transport en commun bien conçus peuvent réduire l’empreinte carbone (rapport)

Face à l’urbanisation rapide observée ces jours, la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale calquée sur le secteur privé, note que les transports publics durables jouent un rôle essentiel dans la promotion d’une croissance inclusive, l’élargissement de l’accès aux services essentiels et aux emplois et à la lutte contre le changement climatique.
L’institution renseigne également que des systèmes de transport en commun bien conçus peuvent s’avérer efficace pour relier les communautés et assurer la mobilité des villes tout en réduisant l’empreinte carbone des transports.
Ces systèmes devraient également s’attaquer à des problèmes tels que la mauvaise qualité de l’air et de la congestion.
Néanmoins, la Société financière internationale (SFI) met également en lumière quelques défis qui entravent cette démarche dans plusieurs pays de par la planète. Il s’agit précisément des coûts d’investissement élevés, qualifiés d’ailleurs par des experts d’obstacles majeurs dans ce sens.
Autre défi de taille en filgrane, c’est bel et bien les bus électriques.
Les experts soulignent que les bus électriques sont plus rentables et plus durables à long terme. Seul bémol : ils ont des coûts initiaux nettement plus élevés que les bus fonctionnant avec des moteurs à combustion interne.
Ainsi, l’institution appelle les parties prenantes à connecter les communautés à travers une technologie de transport en commun respectueuse du climat, tout en développant des stratégies et solutions de financement innovantes et adaptées aux besoins des clients des secteurs public et privé.
Ces mesures permettront aux citoyens d’éviter les embouteillages à travers leur mobilité, contribuant à la réduction de la mauvaise qualité de l’air et de la congestion.
Il sied de préciser que le portefeuille actif de la Banque mondiale a permis à 142 millions de personnes sur la planète d’avoir un meilleur accès à des infrastructures ou à des services de transport durables.
Kinshasa et ses embouteillages !
Plusieurs villes à travers le continent font face à une aporie en matière d’embouteillages, à l’instar de Kinshasa.
Kinshasa, cette ville cosmopolite abritant environ 20 millions d’habitants, est confrontée à la fois au problème de réchauffement climatique et à celui des embouteillages.
S’agissant du réchauffement climatique, les voitures opérant sur les artères de Kinshasa émettent plusieurs types de gaz polluants, principalement en raison de la combustion de carburants fossiles comme l’essence et le diesel, souligne une étude.
Quant aux embouteillages monstrueux, il ressort que l’économie congolaise perdrait chaque jour plus d’un million de dollars à cause des embouteillages, à Kinshasa notamment, affirmait récemment Al Kitenge, stratège et analyste économique.
Dans le même ordre d’idées, suivant une étude publiée au mois de mars 2024 par le cabinet Congo challenge, les personnes passent en moyenne 1,1 h entre leur residen et le lieu de travail au lieu de 30 minutes, en raison des embouteillages.
La fatigue due aux embouteillages serait un facteur explicatif de la contre-performance de bien des travailleurs.
Flory Musiswa






















