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RDC : Un million de nouveaux ménages seront connectés à l’électricité d’ici Noël 2025

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo prévoit d’activer 26 nouvelles centrales hybrides d’ici le 25 décembre 2025, permettant à plus d’un million de congolais vivant en zones rurales de bénéficier, pour la première fois, d’un accès fiable à l’électricité.
Ces installations font partie d’un programme national de 100 centrales solaires/hybrides piloté par l’Agence nationale d’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER).
Cette annonce a été faite par le Ministre des Ressources hydrauliques et Electricité, Aimé Sakombi Molendo, lors de sa participation au Forum Makutano, rendez-vous annuel des décideurs économiques et politiques.

Au cours de cette messe économique qui trace une voie pour le développement économique de la RDC, le Ministre Aimé Sakombi Molendo y a présenté une feuille de route ambitieuse, marquée par la mise en service accélérée de nouvelles infrastructures et une hausse notable du taux d’accès à l’électricité en République Démocratique du Congo.
Ces avancées s’ajoutent aux efforts déjà engagés ces dernières années pour élargir la couverture électrique dans un pays où les zones rurales demeurent largement sous-desservies.
Pour la ville de Kinshasa, la commune de Kisenso, l’une des plus peuplées de Kinshasa, sera connectée au réseau de la SNEL pour la première fois, a annoncé le Ministre de tutelle.
Cette intégration représente un pas important dans la reconfiguration du réseau de distribution dans la capitale, alors que des travaux sont en parallèle prévus pour fluidifier le réseau en centre-ville, notamment dans la commune de la Gombe, et améliorer l’éclairage public sur plusieurs artères stratégiques.
La centrale hydroélectrique de Kakobola, longtemps en attente, devrait entrer en service d’ici la fin de l’année 2025. Cette mise en activité constitue une étape cruciale pour renforcer l’offre énergétique dans le Grand Bandundu et soutenir le développement économique de cette région.
Le climat d’accélération observé dans le secteur a également été souligné par plusieurs partenaires techniques et investisseurs.
Yves Kabongo, promoteur d’une centrale hydroélectrique de 900 KW à Kinsuka, a affirmé que « plus a été réalisé en un mois qu’en quatre mois de travaux précédents », saluant ainsi la nouvelle impulsion administrative et politique imprimée dans ce secteur.
Cette collaboration renforcée entre l’État et les acteurs privés doit permettre d’accélérer la construction d’infrastructures énergétiques alternatives et de diversifier les sources d’approvisionnement.
Entre 2019 et 2025, le taux national d’accès à l’électricité serait passé de 9 % à 21,5 %, selon les chiffres présentés par le ministre. Une hausse significative, bien que le pays reste confronté à un défi structurel majeur : sur environ 45 millions d’habitants potentiellement raccordables, 35 millions n’ont toujours pas accès à l’électricité.
La RDC dispose pourtant d’un potentiel énergétique exceptionnel, évalué à 100 GW pour l’hydroélectricité et à 82 GW pour le solaire, des capacités encore largement sous-exploitées.
Le Ministre a rappelé que le secteur minier, principal moteur économique du pays, ne tourne qu’à 20 % de sa capacité en raison des déficits énergétiques, alors même qu’il contribue à 65 % du budget national.
Le Gouvernement envisage dès lors d’accompagner les entreprises dans la structuration de leurs propres projets énergétiques afin de stimuler une production domestique plus compétitive.

Les annonces faites au Forum Makutano s’inscrivent dans la vision portée par le président Félix Tshisekedi, qui a fait de l’accès à l’électricité une priorité nationale.
Le plan directeur de développement énergétique vise ainsi à garantir, à long terme, une alimentation électrique stable pour l’ensemble des citoyens.
Mitterrand MASAMUNA
























