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RDC : 60.000 ménages ciblés dans la sensibilisation contre la défécation à l’air libre

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La lutte contre la défécation à l’air libre gagne progressivement du terrain en République démocratique du Congo. À ce jour, plus de 205 villages sont engagés dans le processus de transformation communautaire, près de 60.000 ménages participent aux actions de sensibilisation, 465 maçons ont été formés à la construction de latrines améliorées, tandis que 41 entreprises locales ont été sélectionnées pour déployer le mécanisme des coupons électroniques d’assainissement au bénéfice de plus de 30.800 ménages.

Ces résultats ont été présentés le vendredi 3 juillet 2026 lors de l’atelier national de la revue à mi-parcours du Programme d’Accès aux Services d’Eau et d’Assainissement (PASEA), organisé du 1er au 3 juillet 2026 à l’hôtel Hilton de Kinshasa par la Cellule d’Exécution des Projets-Eau (CEP-O), structure technique spécialisée du ministère des Ressources hydrauliques et Électricité, chargée de la préparation, de la coordination et de la mise en œuvre des projets d’eau potable et d’assainissement en République démocratique du Congo.

Pendant trois jours, les administrations nationales et provinciales, les Unités provinciales d’exécution du projet (UPEP), les partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants de la Banque mondiale ont évalué les progrès réalisés depuis le lancement du programme en mars 2024 et arrêté les priorités d’exécution jusqu’en 2029.

Cette revue a également permis de mesurer l’état d’avancement des investissements dans le secteur de l’eau potable.

Les participants ont été informés de l’achèvement des études techniques sur plusieurs sites prioritaires, du lancement des premiers marchés de travaux d’alimentation en eau potable ainsi que du démarrage des travaux de réalisation de 49 forages dans plusieurs centres de la REGIDESO et des zones rurales.

Les échanges ont aussi mis en évidence l’entrée en phase de réalisation de plusieurs systèmes structurants d’approvisionnement en eau potable, dont celui de Tshikapa, appelé à desservir à terme près de 700.000 habitants grâce à la réhabilitation de l’usine de traitement, à la construction de nouveaux réservoirs, à l’extension du réseau de distribution ainsi qu’à la multiplication des branchements domestiques et des bornes-fontaines.

Les indicateurs relatifs à la défécation à l’air libre concernent les quatre provinces couvertes par la première phase du PASEA, à savoir le Kasaï, le Kasaï Central, le Kasaï Oriental et le Kwilu, où le programme combine des investissements dans l’eau potable, l’assainissement et le renforcement des capacités des acteurs publics et privés.

Dans son intervention de clôture, le Coordonnateur national de la CEP-O, Nestor Manduku, a souligné que les trois jours de travaux avaient permis de définir les priorités pour la suite du programme.

« Nous avons pu formuler des recommandations issues des quatre groupes thématiques de travail », a-t-il déclaré, en référence aux volets consacrés aux arrangements institutionnels, à l’eau, à l’assainissement et au cadre des résultats.

Selon lui, ces recommandations doivent désormais servir de base à une mise en œuvre plus efficace des activités sur le terrain.

Clôturant les travaux au nom du Ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, le Secrétaire général Alfred Liboko Bin Gele a rappelé que la réussite du programme dépendra de la capacité des acteurs à appliquer les décisions prises durant cette revue.

« Il nous appartient maintenant de traduire les recommandations formulées au cours de cet atelier en actions concrètes sur le terrain », a-t-il déclaré.

Il a également insisté sur la responsabilité collective des institutions impliquées afin d’obtenir des résultats visibles pour les populations d’ici à 2029.

Au total, 28 recommandations ont été adoptées. Elles portent notamment sur le renforcement de la coordination entre les institutions nationales et provinciales, l’accélération des procédures, un meilleur suivi des marchés, une implication plus forte des autorités locales dans les campagnes de sensibilisation, ainsi que le renforcement de la communication afin de favoriser l’adoption durable des bonnes pratiques d’hygiène et l’utilisation des latrines améliorées.

Partenaire technique et financier du PASEA, la Banque mondiale accompagne le Gouvernement congolais dans le financement des infrastructures d’eau potable et d’assainissement, le renforcement des capacités des institutions, les réformes de gouvernance du secteur et le développement de mécanismes innovants, notamment les coupons électroniques destinés à réduire le coût d’accès aux latrines améliorées pour les ménages.

À travers cette feuille de route, le Gouvernement entend poursuivre les investissements jusqu’en 2029 afin d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans les provinces du Kasaï, du Kasaï Central, du Kasaï Oriental et du Kwilu, avec l’objectif de renforcer les services essentiels et les conditions d’hygiène de millions de Congolais.

Flory MUSISWA

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