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RDC : une journée « ville morte » causerait plus de 40 millions USD de pertes au Trésor public

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Le Vice-Premier Ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a exprimé ses inquiétudes quant aux conséquences économiques et sociales liées à une mobilisation d’une journée « ville morte ».

Lors d’une intervention médiatique, le membre du Gouvernement a souligné que chaque journée d’arrêt des activités à l’échelle nationale représente une perte importante pour l’économie congolaise.

Selon les estimations qu’il a avancées, le pays enregistrerait un manque à gagner de plus de 322 millions de dollars américains en termes de production économique au cours d’une seule journée de paralysie.

Sur le plan des finances publiques, le Vice-Premier Ministre a indiqué que le Trésor public subirait une perte supérieure à 40 millions de dollars américains, liée notamment au ralentissement ou à l’arrêt de plusieurs activités génératrices de recettes pour l’État.

« Qui va payer tout ça ? », s’est interrogé Jean-Pierre Lihau, avant d’estimer que les principales victimes d’une telle situation seraient les populations les plus vulnérables ainsi que les acteurs de la petite économie.

Selon lui, les petits commerçants, les propriétaires de boutiques, les pharmacies, les restaurants de proximité et d’autres activités du secteur informel figurent parmi les premiers affectés par une interruption généralisée des activités.

Le Ministre de la Fonction publique a également attiré l’attention sur les répercussions sociales qu’une journée « ville morte » pourrait entraîner, notamment dans le secteur de la santé.

Il a affirmé que l’absence du personnel dans certaines structures hospitalières pourrait avoir des conséquences graves pour les patients nécessitant une prise en charge continue.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par l’appel lancé par plusieurs figures de l’opposition en faveur d’une journée de mobilisation destinée à exprimer leurs revendications politiques et sociales.

Les organisateurs de cette action soutiennent qu’il s’agit d’un moyen de pression pacifique visant à attirer l’attention des autorités sur diverses préoccupations relatives à la gouvernance du pays.

De son côté, le Gouvernement continue de plaider pour le maintien des activités économiques et administratives, mettant en avant les risques que de telles opérations de paralysie peuvent faire peser sur l’économie nationale et sur les conditions de vie des populations.

La journée du 3 juin est ainsi suivie de près par les autorités, les acteurs économiques et la société civile, alors que le débat reste ouvert entre le droit à la contestation politique et la nécessité de préserver la stabilité économique et sociale du pays.

Mitterrand MASAMUNA

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