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Soraya Aziz à KBM 2026: « Nous aurons bientôt un cadastre énergétique en RDC »

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La Directrice Générale de l’Autorité de Régulation de l’Electricité (ARE) annonce une innovation dans son secteur: la mise en place d’un cadastre énergétique. Cette cartographie va indiquer clairement où se trouvent les ressources ou le potentiel disponible. Sur cette carte, on pourra voir les différentes licences déjà attribuées ainsi que celles qui restent disponibles.

L’annonce a été faite par Madame Soraya Aziz Moto, Directrice Générale de l’ARE au cours d’un panel dédié à l’énergie en marge de la 7e édition de Katanga Business Meeting (KBM).

Cette innovation d’une grande importance va beaucoup aider le pays dont le potentiel énergétique n’est plus à démontrer.

Experte dans ce secteur, Soraya Aziz dirige depuis quelques mois cette institution étatique dont la mission est de réguler ce secteur très prometteur.

Missions du cadastre énergétique

Le cadastre énergétique devra répondre à plusieurs objectifs notamment servir de cartographie du secteur énergétique.

Grâce à cette plateforme, il sera possible de cliquer sur une zone précise pour savoir s’il y a déjà un opérateur actif, si une licence de production a été accordée mais pas encore celle de commercialisation, ou encore quelles capacités restent disponibles.

« Il s’agira d’une cartographie dynamique et en temps réel du secteur énergétique », a expliqué Soraya Aziz.

Au-delà d’être un outil de planification, cette plateforme constituera aussi une interface directe entre l’ARE et les investisseurs. Elle permettra à un investisseur, en quelques clics, de soumettre sa demande, de téléverser ses documents administratifs ainsi que ses études de faisabilité, de tarification et autres documents techniques.

« De notre côté, en respectant les délais légaux, nous pourrons répondre directement via la même plateforme. Cela permettra de réduire considérablement les délais de traitement, mais aussi de limiter la paperasse et les procédures administratives lourdes », a insisté la Directrice Générale de l’ARE.

Règlement de différends entre acteurs énergétiques et consommateurs

Cette dernière a également expliqué les mécanismes mis en place pour régler les différends entre acteurs énergétiques et consommateurs.

« La protection des consommateurs fait partie de nos missions essentielles. Mais nous jouons également un rôle d’arbitre lorsqu’il y a des conflits entre opérateurs. Il ne s’agit donc pas seulement des différends entre opérateurs et consommateurs, mais aussi parfois des différends entre opérateurs eux-mêmes. », a-t-elle indiqué.

Parmi les mécanismes mis en place, l’ARE sappuie sur plusieurs instruments juridiques.

« Il y a d’abord la loi sur les obligations, qui constitue la base, ensuite la loi sur l’électricité de 2014, les mesures d’application prises en 2016 et en 2018, ainsi que la loi révisée de 2025, que j’ai personnellement défendue au Parlement en février 2025. Nous utilisons donc tous ces instruments légaux dans le traitement des litiges. Il existe des mécanismes de plainte qui commencent généralement par l’arbitrage et l’arrangement à l’amiable. D’ailleurs, la plupart des contrats prévoient d’abord une tentative de règlement amiable. », a souligné Soraya Aziz Moto.

Et d’ajouter qu’au sein de l’ARE, ils disposent également d’OPJ assermentés, c’est-à-dire des officiers habilités et des techniciens de l’ARE, installés au Katanga, à Kinshasa, à Mbujimayi et dans plusieurs autres provinces du pays. Ils sont habilités à recevoir les plaintes et à rendre des avis techniques afin que les dossiers puissent être instruits auprès des instances compétentes.

Pour ou contre l’interconnexion énergétique avec les pays voisins ?

« Aujourd’hui, nous vivons dans un monde totalement interconnecté. Nous ne pouvons plus continuer à fonctionner en solo. Cette interconnexion permettra de résorber rapidement le déficit énergétique, surtout dans le secteur minier. Il s’agit notamment des interconnexions venant du sud, à travers la Zambie, ou encore du sud-ouest, via l’Angola et le corridor de Lobito. Cela permettra de répondre rapidement au déficit énergétique du secteur minier, qui demeure le principal poumon économique de notre pays. », a signifié Madame Soraya Aziz.

Nadine FULA

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