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RDC : 2.306,7 milliards de CDF de déficit budgétaire au premier semestre 2026

Les finances publiques de la République démocratique du Congo (RDC) ont enregistré un déficit budgétaire de 2.306,7 milliards de francs congolais (CDF) au terme du premier semestre 2026, soit l’équivalent d’environ 1,002 milliard de dollars américains au taux de change moyen de 2.300 CDF pour un dollar, selon la dernière note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC).
D’après ce document, les recettes publiques mobilisées au cours de cette période se sont chiffrées à 14.568,7 milliards de CDF, soit 6,3 milliards USD contre des prévisions arrêtées à 14.408,9 milliards, représentant un taux de réalisation de 101 %.
Cette performance traduit une mobilisation des recettes légèrement supérieure aux objectifs fixés dans le plan de trésorerie de l’État.
En revanche, les dépenses publiques ont atteint 16.875,2 milliards de CDF, sur des prévisions de 19.319,4 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 87,3 %.
Malgré une exécution inférieure aux prévisions, leur niveau est demeuré supérieur à celui des recettes, entraînant un solde budgétaire négatif.
Le Compte général du Trésor affiche ainsi un déficit de 2.306,7 milliards de CDF, contre une programmation initiale de 4.910,5 milliards de CDF. Le déficit effectivement enregistré représente ainsi 47 % du niveau prévu dans le plan de trésorerie.
La Banque Centrale du Congo souligne que, durant le premier semestre de l’année, les régies financières ont atteint les objectifs de recettes inscrits dans le plan de trésorerie.
Dans sa note de conjoncture, la BCC indique que cette performance est intervenue dans un contexte marqué par une progression des dépenses publiques, conduisant le Gouvernement à recourir à des sources complémentaires de financement afin de couvrir ses besoins de trésorerie.
Ces résultats illustrent une bonne tenue de la mobilisation des recettes de l’État, tout en mettant en évidence les pressions persistantes exercées par les dépenses publiques sur l’équilibre des finances publiques au cours des six premiers mois de l’année 2026.
Mitterrand MASAMUNA























