Finance
RDC : Les finances publiques dégagent un léger excédent de 36,1 milliards de CDF au 11 juin 2026

La situation financière de l’État congolais au 11 juin 2026 fait ressortir un léger excédent budgétaire de 36,1 milliards de francs congolais (CDF), soit plus de 15 millions USD, selon les données publiées par la Banque Centrale du Congo (BCC).
En effet, les recettes publiques mobilisées depuis le début de l’année ont atteint 17.863,1 milliards de CDF, tandis que les dépenses exécutées se sont établies à 17.827,0 milliards de francs congolais.
Cette évolution traduit un équilibre global des finances publiques, les recettes couvrant légèrement les charges engagées par l’État sur la période sous revue.
Les performances enregistrées témoignent de la poursuite des efforts de mobilisation des ressources internes, principalement à travers les régies financières, dans un contexte marqué par des besoins croissants de financement des politiques publiques et des investissements de l’État.
Du côté des dépenses, les ressources ont été orientées vers les principaux postes budgétaires, notamment les rémunérations des agents et fonctionnaires de l’État, les frais de fonctionnement des institutions, les investissements publics ainsi que les interventions dans les secteurs prioritaires tels que la sécurité, les infrastructures, la santé et l’éducation.
La réalisation d’un excédent budgétaire, même modeste, constitue un indicateur de stabilité dans la gestion des finances publiques. Toutefois, les autorités financières demeurent confrontées au défi de maintenir cet équilibre tout en répondant aux importantes sollicitations budgétaires liées à la mise en œuvre des programmes gouvernementaux et aux impératifs sécuritaires dans plusieurs provinces du pays.
Les données de la Banque Centrale du Congo montrent ainsi que, sur les cinq premiers mois et demi de l’exercice 2026, les finances publiques ont évolué dans un cadre globalement maîtrisé, avec un niveau de dépenses demeurant inférieur aux recettes effectivement mobilisées.
Les prochains mois seront déterminants pour évaluer la capacité du Gouvernement à préserver cette trajectoire budgétaire, alors que les objectifs de recettes et les besoins de financement devraient s’intensifier au cours du second semestre de l’année.
Mitterrand MASAMUNA























