Banques
RDC : En hausse de 4%, l’encours global des dépôts bancaires s’est établi à près de 17 milliards USD

L’encours global des dépôts bancaires en République démocratique du Congo (RDC) a enregistré une hausse mensuelle de 4,03 %, s’établissant à 16,9 milliards de USD à fin janvier 2026, renseignent les données publiées par la Banque Centrale du Congo (BCC).
La note de conjoncture économique hebdomadaire de la BCC indique qu’en variation annuelle, il s’est dégagé un accroissement de 13,2 %, dû principalement à l’augmentation des dépôts en dollars américains des ménages ainsi que des entreprises publiques et privées.
Les dépôts en monnaie nationale ont connu une baisse de 3,4 % et ceux en devises se sont légèrement accrus de 0,46 %.
La structure de l’épargne demeure largement dollarisée, les devises étrangères représentant 87,6 % du total des dépôts.
Au 30 janvier 2026, la part des dépôts effectués en monnaie nationale a ralenti, s’établissant à 12,39 % contre 12,82 % au 30 décembre 2025.
La composition des dépôts auprès des banques reste largement dominée par les ménages et les entreprises privées. Ils représentent respectivement 34,8 % et 34,0 %.
Quant à la répartition par espace géographique, il s’observe une forte concentration des dépôts bancaires à Kinshasa (65,2 %) et le Haut-Katanga (22,9 %). Ces deux provinces sont
suivies du Lualaba (4,0 %) et du Nord-Kivu (2,7 %).
Sur le plan sectoriel, les dépôts proviennent essentiellement des autres secteurs hors administration publique (39,2 %), du commerce (21,7 %) et de l’industrie extractive (14,5 %).
A fin décembre 2025, les crédits bruts se sont chiffrés à 10.266,3 millions de dollars, soit une hausse de 2,5 % par rapport au mois précédent.
Comparativement à fin décembre 2024, il s’observe un accroissement de 20,2 %.
Cette situation s’explique essentiellement par l’augmentation des crédits accordés aux PME et aux administrations publiques centrales.
S’agissant de la ventilation par monnaie, les crédits libellés en devises ont enregistré une hausse de 2,5 % alors que ceux en monnaie nationale, ont connu une baisse de 1,7 %.
En 2024, rappelons-le, les crédits bancaires avaient enregistré une croissance de 17,3 %, soutenue par l’augmentation des financements accordés aux entreprises privées, aux ménages et à l’administration centrale. Leur répartition géographique reflétait une concentration à Kinshasa (47,5 %), au Haut-Katanga (35,7 %), au Lualaba (9,6 %) et au NordKivu (2,6 %).
Sur le plan sectoriel, les crédits étaient dominés par l’industrie extractive (35,4 %) et les autres services hors administration publique (27,1 %).
Mitterrand MASAMUNA






















